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Histoire littéraire Blondin, le retour

octobre 2006 | Le Matricule des Anges n°77 | par Anthony Dufraisse

Que dire de ce recueil buissonnier de chroniques, d’articles de presse et de préfaces qui courent de 1946 à 1990 ? Ce n’est pas toujours le plus fréquentable Blondin qui apparaît en ces 400 et quelques pages colligées par les bons soins d’Alain Cresciucci, son biographe par ailleurs. Il est quelques moments de ce volume qui en effet n’honorent guère l’auteur de Monsieur Jadis et qui sont autant de pièces à conviction d’un Blondin franchouillard, pas encore hussard, et pour tout dire flâneur de la rive droite. Dans le pot-pourri flotte même, quelquefois, une odeur nauséabonde : on pense notamment, en ouverture, à un éreintement tout en aigreur calomnieuse de Maurice Schumann dans La Dernière Lanterne. Petit papier pour le coup, sans aucune grandeur. Blondin a frayé avec toutes sortes de publications ancrées très à droite ; il n’était pas tout blanc et il n’en a jamais fait mystère. Au reste, qui lit Blondin sait déjà tout cela, et qui ne le connaît pas ne saurait l’y réduire. Bref, et comme l’on dit chez le boucher, ce ne sont pas les meilleurs morceaux que ces dérapages droitiers. Fort heureusement il s’en trouve de plus savoureux sur l’étal, morceaux d’anthologie quand ce n’est de bravoure. Évocation, éloge ou coup de sang, hommage funèbre ou défense furibonde, libelle ou billet, adieux ou coup de chapeau, quel que soit l’exercice, Blondin n’a jamais rien d’un tiède. Qu’il parle sport ou littérature, ses thèmes de prédilection entre tous avec la politique, sa plume toujours alerte, mobile et faussement désinvolte tranche dans le vif. C’est la partialité de cet écumeur de rédactions et de bistrots qui fait tout son sel et son style. Il doit sa postérité à cette personnalité tranchante. On a, n’est-ce pas, les qualités de ses défauts.

Mes petits papiers d’Antoine Blondin
La Table ronde, 422 pages, 22

Blondin, le retour Par Anthony Dufraisse
Le Matricule des Anges n°77 , octobre 2006.
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