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Domaine français Légende triste

novembre 2006 | Le Matricule des Anges n°78 | par Gilles Magniont

Marilyn dernières séances

Au chevet de Marylin Monroe, accablé, celui qui ne l’a pas sauvé : Ralph Greenson, son quatrième et dernier thérapeute. Le « roman » peut dès lors commencer. Puisqu’il n’y aura jamais de fin mot à l’énigme fameuse, puisque nous ne saurons jamais ce qui s’est réellement passé les traces effacées, les enregistrements détruits, les témoignages se contredisant, c’est une sorte de film noir qui défile ici, avec comme actrice principale une blonde platine ou encore « blond cendré », ou encore « blond fumée », ou encore « blond topaze, blond métal » : « l’important était que ça ne fasse jamais blond naturel ». Michel Schneider raconte avec une tendresse triste cette « blondeur excessive », en même temps que son « sourire mélancolique par lequel elle semblait s’excuser d’être si belle », en même temps que son corps trop et mal désiré. De tout cela, chacun pouvait se vanter de posséder un fragment ; morceaux impossibles à unifier, auxquels Greenson, star de l’analyse, voulut alors rendre une ossature. Mais la « petite fille de Brooklyn », restée « loyale à son cauchemar jusqu’au bout », de sombrer avec l’« intellectuel juif européen », qui pour elle et malgré lui avait perverti toutes les règles de la cure… Voilà un monde où les psychanalystes veulent être des cinéastes, et où les réalisateurs font de la psychanalyse ; voilà une « ville de sable et de bêtise », asphyxiée par le pouvoir de l’argent. On peut bien sûr lire ce beau livre comme une méditation sur l’envers d’Hollywood et sur les solitudes irréductibles ; on peut aussi y voir un constat des limites de la psychanalyse. Mais ce qui demeure, c’est peut-être une impression de conte crépusculaire : une histoire traversée de symboles (miroirs, sommeil, princesse exilée, filtres d’amour et de mort, mère maléfique et magicien), sans cesse investie par « la présence harassante des rêves ».

Marylin, dernières séances de Michel Schneider
Grasset, 400 pages, 20

Légende triste Par Gilles Magniont
Le Matricule des Anges n°78 , novembre 2006.
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