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Domaine français Brûlure du gel

novembre 2006 | Le Matricule des Anges n°78 | par Dominique Aussenac

C’est l’inuit qui gardera le souvenir du blanc

Sur la banquise, une tache rouge. Épuisée, une jeune femme dépèce un caribou. La lame du ulu, couteau traditionnel, dérape sur les os. Au loin, un traîneau fou tiré par des huskies à moitié déchiquetés apparaît. Les entrées en matière des romans de Lilian Bathelot sont toujours incisives. Auteur de polars et de livres pour ados, une dizaine d’ouvrages dont la série Chichois-Baraquette qui se déroule à Sète, l’auteur nous offre ici un roman tout public. Texte presque bicéphale sinon dichotomique dans lequel deux univers opposés s’affrontent, où deux genres littéraires, le roman d’aventures et la science, voire la politique-fiction, se mêlent. D’un côté, un monde qui vit en communion avec la nature. De l’autre, un univers hyper technologisé et par là même policier. Un monde où tout est contrôlé, où les humains portent des implants. Les peuples polaires, peuples premiers, brigadistes à l’instar des révolutionnaires espagnols de 36 ont trouvé un stratagème pour rendre leurs activités invisibles, grâce au narval, cette licorne des mers. Un flic, d’origine gitane, souhaite les rejoindre. Il a arraché son implant. C’est lui, inanimé, qui gît dans ce traîneau à la dérive sur la banquise. À ses basques, des limiers équipés d’appareils de recherche les plus sophistiqués. Qui triomphera ? On peut considérer comme candide le manichéisme du roman, mais le souffle libertaire qui l’anime est lui rassurant. On sent l’influence de Jack London. Fort bien documenté (la théorie selon laquelle les narvals brouillent les sonars du fait du plomb ou du mercure qu’ils emmagasinent est séduisante), l’ouvrage dont l’héroïne est une jeune scientifique Inuit est entrecoupé d’accélérations narratives qui déforment la perception et permettent d’entrevoir une autre dimension, un monde chamanique ? Un roman écologique sauvage et vif.

C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du blanc
de Lilian Bathelot
Le Navire en pleine ville, 252 pages, 13,50

Brûlure du gel Par Dominique Aussenac
Le Matricule des Anges n°78 , novembre 2006.
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