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Domaine étranger Au nom de la lune

février 2007 | Le Matricule des Anges n°80 | par Dominique Aussenac

Les livres de Kenji Miyazawa (1896-1933) sont d’une beauté lunaire. Reconnu comme un des plus grands écrivains japonais, ce passionné d’astrologie compose des contes féeriques dans lesquels il met en scène hommes et bêtes, dieux et lichens. Fervent bouddhiste, il considère la littérature comme une mission que l’on pourrait résumer ainsi : permettre au lecteur de percevoir les présences visibles et invisibles du Cosmos. On trouve des résonances de son œuvre inclassable dans celle de Joseph Delteil qui à la même époque louait les mêmes présences, chantait les mêmes halos, peignant de curieux music-halls dans les clairières, fréquentés par de petits lapins. Les onze contes des Astres jumeaux nous propulsent aussi bien dans un « Holly wood », une forêt enchantée, que dans la voie lactée. Là, Miyzawa décrit un paysan japonais qui offre un bout de gâteau à des cerfs, puis part se cacher. Ceux-ci intrigués par la présence d’un essuie-main que le paysan a oublié, se perdent en conjectures sur la nature de l’objet. Ici, la fantasmagorie flirte avec le burlesque. Dans la nouvelle éponyme, les astres jumeaux chargés de jouer de la flûte tout au long de la nuit pour rythmer la course des étoiles affrontent une comète dite la Baleine des mers, un corbeau irascible et un terrible scorpion. Il y a dans ce récit fort amusant, la grâce, la légèreté, la solennité de la musique de Lully et de certains spectacles donnés à la cour du Roi Soleil. Entrecoupés d’haïkus, de chansons, ces contes sont rédigés dans une langue simple qui décline de façon très poétique des sonorités et des couleurs somptueuses, notamment le bleu lune. « Lorsque j’oublie mon existence dans le vent et la lumière, lorsque le monde s’est métamorphosé dans mon jardin, ou lorsque je suis transporté à l’idée que la Galaxie tout entière est moi-même… C’est la délivrance. »

Les Astres jumeaux de Kenji Miyazawa - Traduit du japonais par Hélène Morita, Le Serpent à plumes, 226 pages, 18

Au nom de la lune Par Dominique Aussenac
Le Matricule des Anges n°80 , février 2007.
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