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Dossier Brigitte Giraud
Vivre, à tous les temps

juin 2007 | Le Matricule des Anges n°84 | par Thierry Guichard

Enfant des années 60, Brigitte Giraud a laissé mûrir son regard et son attention au monde avant de découvrir combien la littérature peut ouvrir l’horizon. Avant, surtout, de se faire sa place entre fiction et réalité.

Pour qui fréquente un peu les manifestations littéraires, Brigitte Giraud n’est pas une inconnue. Outre le fait qu’elle publie, essentiellement des romans, depuis 1997, on la voit, au mois de mars, courir sur l’hippodrome de Parilly à Bron. Non qu’elle pratique l’équitation, mais simplement parce qu’elle est l’une des chevilles ouvrières de la fête du livre de Bron qui accueille là chaque année quelques dizaines d’écrivains, des milliers de visiteurs et propose des débats ou des rencontres de haut vol. La jeune romancière s’est d’ailleurs taillé une bonne réputation auprès des auteurs invités : ceux-ci apprécient qu’elle les ait lus dans le détail et qu’elle leur ait fait savoir, par écrit, les raisons pour lesquelles elle avait souhaité qu’ils soient de la fête du livre.
La jeune femme a habité, un temps, dans cette banlieue, en bordure de la rocade qui contourne Lyon par l’est. Aujourd’hui, elle a trouvé refuge à Caluire où Jean Moulin fut arrêté, à quelques mètres de la maison d’enfance de Jacques Roubaud. Il faut peu de temps, depuis chez elle, pour pénétrer dans la commune libre de la Croix-Rousse et aller rue Ozanam se mettre à table chez Gargagnole où, paraît-il, on peut croiser l’écrivain Pierre Autin-Grenier.
Lyon, la littérature : on tient là deux repères importants de la vie de Brigitte Giraud.
Celle-ci, pourtant, est née en 1960 à Sidi Bel-Abbès au nord-ouest de l’Algérie. Son père vient d’y être appelé dans le contingent militaire. Il est affecté à l’hôpital de la ville où il s’occupe de la morgue. « Il entrait des petits gars de son âge qui étaient tombés dans les affrontements. On ne peut pas parler de combats, puisqu’il paraît que ce n’était pas la guerre. » Cette Algérie-là, tenue sous le silence officiel, on la voit se profiler, comme un leitmotiv dans J’apprends, le cinquième roman de Brigitte Giraud.
Chose rare : quand son père est appelé en Algérie, la mère, enceinte, décide de suivre. « Je trouve ça héroïque. C’était laisser un appartement, un travail, la famille. » Ils prennent un logement en ville, « mon père était le seul de la caserne à avoir un lieu à lui. Il y avait donc beaucoup d’appelés qui passaient à la maison : ça stimule l’imagination. » La mère accouche en novembre et peu de mois après elle rentre en France avec sa fille. On lit ceci dans J’apprends : « J’apprends l’histoire des peuples lointains, l’histoire des autres, des Gaulois, des Romains, des Égyptiens. J’apprends Ulysse et le Cyclope. L’ère quaternaire, les mammouths, l’âge de pierre. J’apprends la conquête de l’Amérique, les Incas, les Vikings et les Huns. Mais personne ne m’apprend mon petit bout d’histoire à moi, ma traversée de la Méditerranée, ma triste épopée. » À son retour d’Algérie, le père aurait eu une période de dépression, « c’était la moindre des choses. » Première installation à Bron « dans les grandes barres de Parilly », des » U.C. « ou unités de construction, HLM qui n’avaient que leur numéro pour nom de...

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