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Dossier Jean-Pierre Ostende
L’antre de l’explorateur

octobre 2007 | Le Matricule des Anges n°87 | par Thierry Guichard

En plus de vingt ans de publications, Jean-Pierre Ostende s’est affirmé comme un de nos romanciers les plus imaginatifs. S’il met souvent en scène la folie de ses personnages, c’est pour mieux révéler celle de notre monde contemporain. Avec jubilation.

Dans la partie de la rue à sens unique où Jean-Pierre Ostende habite avec Anne, sa compagne, les voitures entrent en marche arrière. L’immeuble surplombe l’impasse et depuis le cinquième étage, Marseille expose ses toits. L’œuvre que le poète et romancier construit depuis plus de vingt ans est à l’opposé de la rue qu’il habite : loin d’être une impasse, elle laisse ses lecteurs y circuler comme ils veulent, comme ils peuvent, dans la profusion des thèmes ou motifs qu’elle aborde. Après le très beau Voie express (cf. Lmda N°43) La Présence qui paraît aujourd’hui ouvre une nouvelle fenêtre sur un univers dense, fascinant, tissé au plus serré des fils que l’auteur tire de ses observations et de ses inquiétudes. Ses romans, depuis le burlesque Planche et Razac pourraient assez légitimement trouver leur place au rayon « anticipation sociale » de toute bibliothèque. Ils voisineraient avec ceux de Chuck Palahniuk pour lequel Ostende avoue un penchant, Philip K. Dick ou, pour le grossissement du trait social, avec ceux de Bret Easton Ellis et J.G. Ballard. Peu de références avec la littérature française, on le voit. Mais Jean-Pierre Ostende est-il un écrivain français ?
L’homme est un Marseillais en tout cas. Il est né dans la cité phocéenne en 1954, « l’année de Diên Biên Phû » précise-t-il comme s’il lui fallait tout à la fois élargir l’horizon et associer à sa naissance l’écho d’une tragédie.
Le Marseillais décevrait le responsable du casting de « Plus belle la vie » : il ne possède pas l’accent cher aux marchands d’anisette, n’enchaîne pas les galéjades, n’accroche pas de fanion de l’OM à son balcon. Inutile d’attendre de lui qu’il fasse chanter dans ses phrases le vieux port et la Canebière, la Sardine et la Bonne-Mère : « je ne peux dire que des lieux communs sur Marseille. Y vivant, je ne vois pas l’intérêt. Je ne me sens Marseillais que lorsque je ne suis pas à Marseille, lorsque je suis en résidence dans le Nord ou à l’étranger. C’est peut-être pour ça aussi qu’Izzo s’est mis à parler de Marseille quand il n’y vivait plus. »
Fils unique, l’enfant grandit dans le quartier des Trois Lucs. Le matin, dans le bus qui le mène à l’école, il guette l’ouverture du « portail vert de la villa « Les mille roses » où vivait Fernandel. Mais à sept heures du matin, je ne l’ai jamais vu sortir. » Ses parents font partie de la « middle class » : mandataires et représentants de commerce, ils possèdent un entrepôt, effectuent les livraisons. Jean-Pierre Ostende reste vague, peu prolixe à parler de lui-même, inquiet de ce que le biographique, quand il est connu, interfère sur la lecture des livres. Il préférerait qu’on ne sache rien de lui, non pas tant par goût du secret (encore que, la paranoïa de certains de ses personnages nous fait penser qu’il aime le secret), que pour garder une neutralité blanche face aux textes. Mais ces textes, justement, dans la variété des romans, dans les recueils de poèmes que l’écrivain a publiés, imposent le...

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