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Dossier Jean-Pierre Ostende
Un roman hanté

octobre 2007 | Le Matricule des Anges n°87 | par Thierry Guichard

Le septième roman de Jean-Pierre Ostende piège son lecteur. En l’hypnotisant, il lui fait vivre l’expérience dont parle justement la fiction. Ici, le calme est plus dangereux que la tempête.

La Présence s’attache à suivre l’inquiétant séjour de Jacques Bergman dans l’antre d’un château du XVIIIe siècle dont il est chargé de prendre la mesure afin que l’Explorateur club, ensuite, puisse le transformer en parc d’attractions. Avant de nous intéresser au lieu, relevons les indices qui nous sont donnés sur notre héros. Admirateur professionnel au service de Kaiser, Jacques Bergman a un temps travaillé pour Louise Rubistein et son fils Gordon, le jeune auteur d’une chanson planétaire : L’Asile le plus sûr est le cœur d’une mère. Un tube si magistral que le gamin ne composa plus rien ensuite jusqu’à rencontrer notre Jacques Bergman embauché pour l’admirer et lui redonner confiance. Mission accomplie : « J’avais admiré son fils avec une telle ténacité qu’il s’était mis à écrire une deuxième chanson pour adulte, chanson qui avait commencé par recevoir le Télécharge d’or du célèbre et rigoureux Top chouchou délivré par les moins de huit ans. » La reconnaissance de Louise Rubistein est peut-être à l’origine de la nouvelle mission de Jacques Bergman. En effet, c’est dans ce même château que le mari de Louise, Paul Rubistein (par ailleurs l’auteur de « comment j’ai réussi à ne pas comprendre mon fils », voir p.27) est venu aider l’ancienne propriétaire à ranger sa bibliothèque avant qu’il ne disparaisse mystérieusement. Jacques Bergman arrive donc au château le dernier jour des visites touristiques, voit le gros nuage blanc de la centrale nucléaire qui pèse sur le ciel bleu, enregistre grâce à Philippe (son magnétophone) la visite guidée et se laisse enfermer pour trois mois. L’homme a peur, mais surmonte son angoisse, notamment en fredonnant « qui a peur du grand méchant loup, c’est pas nous, c’est pas nous » y compris dans sa version anglaise.
Il craint notamment les lapins « étrangement petits » et les écureuils qui, au crépuscule, sortent de l’immense parc. « Il faudrait être fou, givré, gratiné pour avoir peur des écureuils et des lapins et les imaginer agressifs et attaquant l’homme, inconscients soudain de leur faiblesse naturelle et de leur physique peu susceptible d’en faire des prédateurs, à moins qu’ils ne soient tous soudain devenus ivres de puissance à cause de leur nombre et poussés par la faim, ayant simplement perdu la boule, à cause des effets de la radioactivité qui auraient pu les transformer en mutants au fil de déformations congénitales, d’atrophies, d’hypertrophies des dents et de la mâchoire… » On se demande alors, à la lecture de ce crescendo vers le catastrophisme auquel il s’abandonne, si Jacques est vraiment l’homme de la situation. Mais « Who is afraid of the big bad wolf ? big bad wolf, big bad wolf »

La menace des petits lapins
Relié à Judith (sa compagne) par l’intermédiaire d’un Éric (son téléphone) pas toujours de « bonne composition », notre homme se rassure comme il peut et notamment en plongeant dans l’étude du château, de son histoire, de celle de son jardin (au passé agité) et...

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