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Dossier Jean-Pierre Ostende
L’imaginaire débridé

octobre 2007 | Le Matricule des Anges n°87 | par Thierry Guichard

L’œuvre fictionnelle de Jean-Pierre Ostende s’affranchit à chaque nouveau titre. Débuté dans une rétention de la phrase, le roman aujourd’hui joue de la rhétorique pour lâcher la bride à l’imaginaire.

Si Jean-Pierre Ostende n’émarge pas au club des auteurs qui creusent toujours le même sillon, on pourrait toutefois tracer une ligne de fracture dans sa bibliographie qui passerait par la publication de Planche et Razac. Avant ce roman burlesque, les fictions sont tenues serrées, les phrases sont corsetées et la tension naît de la juxtaposition des phrases où un jeu, comme on le dirait de deux pièces de bois, provoque le trouble. Dans Le Mur aux tessons, l’étrangeté inquiétante provient ainsi de la succession d’actions autonomes portées par de courtes phrases. Un homme, Le Guen, décide d’entrer au service du couple des Moreau dont le mari est directeur d’une grande entreprise et obsédé par la propreté de son mur aux tessons, dans le jardin. Sorte d’Amant de Lady Chaterley distordu, le roman s’attache à tendre de plus en plus les rapports entre les trois personnages auxquels s’ajoute Marthe, la bonne muette. Jusqu’à atteindre une atmosphère étouffante et fantastique : « Soleil couchant. Le mur, les tessons, les araignées. Mme Moreau se mord les lèvres. Le Guen rentre du bureau, salue M. le Directeur qui pousse une brouette. Il s’approche de Mme Moreau debout sur le perron et pour la première fois l’embrasse sur le front. Mme Moreau s’évanouit. Les deux hommes la portent dans le salon. Par la porte entrebâillée Marthe les fixe. » Succèdent ensuite des romans qu’on aurait bien vus adaptés par Claude Chabrol : Le Neveu chronique, Le Documentariste et surtout La Province éternelle où l’on voit un fils vivre « avec (s)a mère depuis toujours, depuis leur première rencontre prématurée. Tout de suite ils avaient été bien nourris. » L’enfermement social, familial, la peur de vivre qui fait choisir une petite mort aux personnages, cet « ennui de pomme cuite » finissent par décrire un monde petit-bourgeois, replié sur ses habitudes et ses angoisses, un monde issu des Trente glorieuses.
Avec Planche et Razac, le dispositif explose. Ce roman surprend sans cesse le lecteur, jusqu’à l’étourdir. La phrase se fait élastique et accueille en elle des images pour le moins inattendues, à l’exemple du chapitre 35 : « Planche a vite une influence sur Razac. Et Razac sur Planche. Jamais Razac n’aurait porté de chemise vert pomme ni twisté. Mais jamais Planche n’aurait assisté un dimanche après-midi à un baptême en vol en ballon à air chaud sur l’aire de parking d’un centre commercial. »
Ici le récit virevolte attrape une idée, la fait rebondir comme un ballon de foire, repart ailleurs. Du coup, l’inquiétude joyeuse ouvre à toute vitesse des portes dans l’espace mental du lecteur qui se met à tutoyer le crime, la folie. Planche et Razac, sorte de « Remus et Pollux, Brel et Hardy » aiment les histoires vraies, invitent des gens chez eux, les font parler, les assomment au milieu de leur récit pour le bonheur d’imaginer la suite.
Le roman suivant permet de plonger dans l’inconscient du serial killer Philippe Gué. Voie express est un roman prodigieux,...

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