La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Entretiens Un don de présence

janvier 2008 | Le Matricule des Anges n°89

Poète, dramaturge et romancier, Henry Bauchau défie les lois de la pesanteur. À travers les expériences douloureuses de son narrateur, Le Boulevard périphérique éveille le lecteur à son inaliénable et non moins précieuse « condition mortelle ».

Le Boulevard périphérique

Dans « Chemins d’errance », un des essais de l’éclairant L’Écriture à l’écoute, Henry Bauchau énonce ceci que le « poète suscite l’écriture qui ensuite le soutient et le guide dans son parcours aveugle. » Si elle ne doit rien à la préméditation, l’œuvre de l’auteur d’Œdipe sur la route sous-tend une cohérence dont la prise en compte des exigences de l’inconscient répond. Une œuvre dans les profondeurs poétiques de laquelle mythe personnel, mythes antiques et grandes figures historiques se mêlent.
Subtile variation sur le cheminement intime, Le Boulevard périphérique descelle les portes trop étanches de la mémoire tout en scandant le rythme d’une vertigineuse valse à trois temps. Une proximité attentive et une entente sensible unissent le narrateur du Boulevard périphérique et sa belle-fille, Paule, atteinte d’un cancer. Est-ce parce qu’il est l’inépuisable dépositaire des secrets de ce « clan auquel son mari et son petit garçon, souvent à leur insu, appartiennent » ? Ou est-ce parce qu’il offre une présence inconditionnelle et quasi silencieuse propre à apaiser les affres de ce « malheur inconnu » qui la consume ?
Le sixième roman d’Henry Bauchau est le récit d’un itinéraire géographique infernal, une « sorte de chemin de croix ». Un itinéraire qui, régulièrement, en voiture, train ou bus, conduit le narrateur, absorbé tantôt par la physionomie urbaine tantôt par la lecture des Essais sur l’histoire de la mort en Occident de Philippe Ariès, devant la chambre 108 d’un hôpital, à Bobigny. C’est là qu’entre espérance et épuisement, projet d’aménagement et « masque à oxygène », Paule mène un combat dont un trait suscite l’évocation rétrospective d’un ami trop tôt disparu.
La maladie de Paule rappelle en effet le narrateur au souvenir de Stéphane, jeune ouvrier rencontré en 40 sur un « chantier de déblaiement des ruines de la guerre ». Être vertical au « sourire d’Indien », Stéphane l’initiera à la varappe, puis périra en 1944 consécutivement à son engagement dans la Résistance. Ce n’est qu’en 45, lors d’une convocation à la prison de Sainpierre (transposition romanesque de Louvain, en Belgique, où l’auteur est né en 1913), que le narrateur obtiendra quelques informations sur les circonstances de la mort de son ami. Shadow, un ancien tortionnaire nazi, y est enfermé. Incarnation de la pulsion destructrice, bourreau et victime de Stéphane, Shadow imposera alors au narrateur la vision d’un « monde inexorablement en train de manger et d’expulser »
À Louveciennes (Yvelines), dans le petit salon d’une solide bâtisse, cerné par les tableaux lumineux ou crépusculaires de Gérard Priault, Henry Bauchau, disponible et serein, revient volontiers sur ce que « vivre en écriture » implique.

Vous commencez par publier deux recueils de poèmes, Géologie et L’Escalier bleu, ainsi qu’une pièce, Gengis Khan. Votre premier roman, La Déchirure, paraît en 66. Qu’est-ce qui a motivé ce désir d’expression romanesque ?
Je me...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA PDF n°89
4.00 €