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Dossier Nimrod
Je suis un raconteur d’histoires

mars 2008 | Le Matricule des Anges n°91 | par Thierry Guichard

Nimrod se place résolument dans cette tradition française qui fit de Senghor l’écrivain qu’il fut. Il gomme les paradoxes qu’il y aurait à être un Africain si français ou un prosateur si poète. C’est que, probablement, sa famille échappe aux frontières et au temps : elle est celle qui nourrit, d’Homère à Kourouma, tous les hommes de bonne volonté.

S’entretenir de littérature avec Nimrod revient un peu à visiter la bibliothèque de l’honnête homme. Le Tchadien rythme son discours de citations, qu’il a le bon goût de glisser comme si elles appartenaient au registre du dialogue amical. Nul ton professoral, nulle grandiloquence : les références viennent aussi naturellement que l’air qu’on respire. Le rire, fréquent, est un appel à l’humilité comme pour rappeler que tout discours ne masquera pas la fragilité de notre condition. Les sourires sont plus ambigus : ils désignent les cicatrices intimes qui n’ont pas trouvé, encore, la manière de se raconter.
L’œuvre de Nimrod devrait offrir de belles terres d’exploration aux chercheurs actuels ou futurs. Dense, travaillée dans la musique des mots et la profondeur lexicale, elle organise les points de jonction entre l’individu et l’Histoire, comme pour mieux libérer le premier des agressions de la seconde.

Nimrod, vous êtes d’abord poète et vos recueils de poésie font la part belle au lyrisme. Ce lyrisme n’est-il pas un moyen de s’autoriser l’impudeur ?
Je ne l’aurais pas dit aussi bien. Oui, le lyrisme autorise toutes les audaces.
« Le désir, la nostalgie./ Ils me parlent du pays (…) », écrivez-vous dans Pierre, poussière. Votre œuvre n’est-elle pas tout entière bâtie sur l’exil ? Et cet exil est-il géographique ou n’est-il pas aussi historique, n’est-il pas l’exil de celui que la guerre a mis hors de sa propre vie ?
Avant que d’être bâtie sur l’exil, mon œuvre a été écrite en exil. Je viens d’une minorité linguistique, ethnique et religieuse, je connais l’exil au sein de la multitude, l’exil comme sentiment des marges. C’est une configuration qui me plaisait bien, car elle m’offrait la possibilité de participer à tout. C’est plus tard que la guerre a coloré mon existence par la douleur et l’arrachement. En ce sens vous avez raison de soutenir que mon œuvre est bâtie sur l’exil. Ce dernier est en effet un procès temporel et géographique, un arrachement qui n’a rien de métaphorique, car l’exilé souffre comme il n’est pas permis, de n’être plus chez lui. L’exil commence avec l’interdiction de retourner vers sa patrie, d’où les affres de la nostalgie.

On trouve, entre les monostiches de Pierre, poussière (« Désert inutile richesse ») et ceux de « Tibesti », long poème du même recueil, une différence de forme considérable. Pourquoi cette variation ?
Vous avez employé le bon terme : « variation ». C’est pour varier tout autant la forme que la prosodie que je procède ainsi. Les grandes compositions lyriques sont faites de ces fragments où s’entend le silence des oasis.

En Saison et Passage à l’infini semblent plus homogènes que Pierre, poussière. Comment déterminez-vous les formes à employer en poésie ?
Pierre, poussière souffre des défauts de tous les premiers livres. Je l’ai composé en trois semaines. Les deux autres ouvrages, j’ai mis dix ans à les écrire, et deux ou trois ans...

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