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Entretiens Autopsie d’un pornographe

mars 2008 | Le Matricule des Anges n°91 | par Jérôme Goude

Auteur, traducteur et codirecteur d’une collection, l’irrévérencieux Christophe Claro soulève les voiles de « Madame Bovary ». Avec vigueur.

Madman Bovary

Un homme abandonné, en proie à d’hallucinantes sensations, tente d’oublier sa dulcinée en s’immisçant pour la énième fois dans les lézardes microtextuelles de Madame Bovary. Parce que lire « est évident, comme le mouvement de bascule du tabouret quand la corde se tend » et que seule une histoire d’adultère est en mesure de colmater les brèches d’une désillusion sentimentale, Madman Bovary dévoile l’intimité d’une lecture cathartique. Christophe Claro, seringue en main, nous applique une « petite injection flaubertienne » égrillarde, ludique et outrageusement intelligente.
À travers son narrateur qui, tour à tour, s’approprie le corps des personnages, Claro pénètre en effet le célèbre texte, à l’affût du moindre écart, tel la virgule qui est « comme un doigt sur l’ombre du clitoris » d’Emma. Fragmentaire, Madman Bovary procède aussi, surtout, d’une réécriture par contamination et ondes de choc. Charles Bovary, en « jeans icon unisex standard fix », parade avec une « variété de méga-bombasse paris-hiltonisée » quand ces dames ont des « piercings à l’arcade, des tattoos au-dessus du nombril ».

Madman Bovary propose une lecture inédite du chef-d’œuvre de Flaubert. Qu’est-ce qui a motivé l’émergence de ce sujet ?
J’ai choisi Flaubert et Madame Bovary pour diverses raisons, entre autres parce que j’apprécie particulièrement le XIXe siècle que j’ai déjà expérimenté dans Le Massacre de Pantin et Livre XIX. Mais pour ce livre-là, je pense que je voulais trouver une œuvre qui avait un statut très fort en littérature. Pour beaucoup de personnes, la lecture de Madame Bovary relève d’une sorte d’initiation littéraire. Le livre lui-même commence d’ailleurs par une entrée en classe. Flaubert nous y convie et, dans un même mouvement, y introduit un élément nouveau, une espèce de demeuré qui n’arrive pas à prononcer son prénom : « Charbovari ». Madame Bovary marque une rupture et fait basculer le roman dans autre chose. Ce n’est pas, pour moi, un roman réaliste. La folie gagne progressivement tous les personnages ; folie que Flaubert traite comme quelque chose d’inhérent au langage et à la lecture. Emma dévore Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre ; Homais épluche Fanal de Rouen et manuels en tous genres.

Le narrateur-lecteur commente certaines scènes : la noce, la Vaubyessard, l’opération du pied-bot, etc. Leur choix a-t-il été contraignant ?
Madame Bovary est un livre composé d’une kyrielle de scènes fortes. Je me suis donc plus concentré sur le début du roman afin d’entraîner le lecteur sans accélérer la progression diégétique. Tout à coup, un mot me paraissait important. Le travail de Flaubert autorise la prise en compte d’éléments signifiants et leur dilatation. Par exemple, lors du bal, les invités étouffant, un domestique prend une chaise et la jette sur une vitre. Dans le film de Vicente Minnelli, c’est un moment extraordinaire. C’est comme un appel d’air, une sorte de trouée dans la page même....

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