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Événement & Grand Fonds Le promeneur du siècle

avril 2008 | Le Matricule des Anges n°92 | par Jean Laurenti

Les éditions du Promeneur publient deux livres de Mario Soldati (1906-1999) qui témoignent de son sens aigu de l’observation du réel. L’occasion de découvrir un aspect de l’œuvre abondante de cet écrivain et cinéaste encore méconnu en France.

Fuite en Italie

Le Train de l’espérance

Comparée à bien des œuvres enfantées dans la douleur et la parcimonie, celle de Mario Soldati pourra surprendre par son ampleur et sa diversité peu communes. Romancier et nouvelliste prolifique, dont le travail - par l’acuité du regard qui le surplombe, sinon par la profusion - a pu être comparé à celui de Simenon, il est aussi un cinéaste qui a rencontré le succès populaire avec une production qui s’est déployée sur trois décennies, des années trente à cinquante. Cette œuvre cinématographique inégale, où dominent adaptations, films en costumes et comédies légères, comporte quelques réussites comme Malombra (1942), ou encore La donna del fiume (1943, sur un scénario d’Alberto Moravia). Choisir des thèmes et un cadre historique éloignés de la réalité sociale italienne, permettait à Soldati (et à tous ceux qui ont fait des choix esthétiques comparables) de se maintenir à distance d’impératifs politiques comme l’exaltation de l’italianité et la glorification du régime fasciste.
Dans un pays comme l’Italie qui, plus encore que la France, circonscrit les territoires des écrivains, les classe dans des registres où ils sont censés se cantonner, l’auteur turinois a connu une fortune critique en dents de scie. Non content d’avoir commis un nombre conséquent de livres, d’avoir caressé diverses muses - y compris cathodique à la fin de sa vie -, Mario Soldati ne s’est jamais rangé derrière une quelconque bannière. S’il a été marqué par la pensée socialiste d’Antonio Gramsci et de Piero Gobetti, il n’a pas cherché à faire de ses textes la traduction d’un engagement. De fait, il apparaît plutôt comme un analyste subtil des mœurs bourgeoises, des tourments de la vie conjugale, un de ces « romanzieri borghesi », parmi lesquels le critique Giulio Ferroni le fait figurer, aux côtés de Giorgio Bassani, Vitaliano Brancati ou encore Natalia Ginzburg.
Bourgeois, Mario Soldati l’est assurément de par son origine sociale et son éducation stricte, catholique et même jésuite (un aspect de sa formation que plus tard il saura exploiter dans son approche littéraire de la psychologie humaine). En 1929, à l’âge de 23 ans, après une licence en lettres et histoire de l’art, il obtient une bourse qui lui permettra de partir pour deux ans aux États-Unis et d’étudier à l’Université de Columbia. Ce séjour fournira la matière d’un récit publié en 1935, America, primo amore, traduit récemment par les éditions du Promeneur. Il y exprime une fascination ambiguë pour ce monde dont les valeurs morales entrent en collision avec celles qui l’ont nourri depuis l’enfance. À cette époque, Soldati a déjà publié plusieurs récits, notamment un recueil de nouvelles intitulé Salmace. Sa carrière de créateur est lancée ; elle sera fort longue. Parmi les romans marquants de Soldati, on citera La Vérité sur l’affaire Motta, La Veste verte, L’Enveloppe orange, L’Acteur (tous publiés par Le Promeneur), ou encore Les Lettres de Capri (chez Autrement et au Livre de poche), qui a obtenu...

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