La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Textes & images Les Dessins de Guillaume Apollinaire

novembre 2008 | Le Matricule des Anges n°98 | par Gilles Magniont

Les Dessins de Guillaume Appollinaire

Relatant son interview, un journaliste écrit : « Tandis qu’Apollinaire répondait à mes questions, ses yeux regardaient distraitement par la fenêtre et sa main griffonnait ». C’est le fil de ces distractions que donne à voir ce choix commenté de dessins : depuis l’enfant qui s’essaie à enluminer un extrait d’Hérodiade jusqu’au blessé de guerre qui reprend ses travaux d’aquarelle, en passant par l’écrivain qui remplit les marges de ses cahiers d’innombrables croquis. Plumes et crayons mêlent alors sans apprêt visages, chimères, scènes de foire, comme pour accompagner rêveusement la naissance de l’écriture. À découvrir divers alphabets consignés ou les essais successifs de signature, il apparaît d’ailleurs que le poète n’a eu de cesse de fondre lettres et figures - ce dont témoignent bien sûr plusieurs œuvres fameuses (les calligrammes, les compositions en acrostiches, l’ultime poème-tableau « L’horloge de demain », tant novateur), mais aussi sa très riche correspondance de guerre. Celle-ci peut parfois être lue comme une sorte de reportage illustré des réalités du front ; quant à la part plus connue des lettres à Lou, l’écriture vient y combiner un entretien fiévreux et animé, aux lignes envahies par des silhouettes danseuses. On est certes loin de la puissance visionnaire des paysages d’Hugo, mais l’ambition n’est pas du tout la même ; et c’est attachant comme l’est toute la personne d’Apollinaire. De surcroît, cela dit synthétiquement et avec grâce le creuset du modernisme, où se brouillent les inspirations. « Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut/ Voilà pour la poésie ce matin pour la prose il y a les journaux » : ici affleurent les formes populaires, au même titre que l’art nouveau des peintres.

LES DESSINS DE GUILLAUME APOLLINAIRE
Choix et présentation de Claude Debon et Peter Read,
Buchet-Chastel, 160 pages, 39,50

Les Dessins de Guillaume Apollinaire Par Gilles Magniont
Le Matricule des Anges n°98 , novembre 2008.
LMDA papier n°98 - 6.50 €
LMDA PDF n°98 - 4.00 €