La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Histoire littéraire Chroniques

janvier 2009 | Le Matricule des Anges n°99 | par Didier Garcia

Quoi de mieux qu’une chronique d’Alexandre Vialatte ? Deux chroniques, trois chroniques ; en un mot : une foule de chroniques. En voici 53, et toutes du même millésime : l’année 1968. Celles qu’il donna à La Montagne (ce qu’il faisait depuis 1952, à raison d’un envoi par semaine), et celles présentées par Spectacle du Monde (ce sont d’ailleurs souvent les mêmes, légèrement remaniées).
Les chroniques de Vialatte (1901-1971) ont ceci d’incroyables qu’elles sont faites de rien, d’une idée qu’il empoigne fermement et autour de laquelle il brode pendant des lignes, parfois même sur toute une page, avec un sens inné de l’absurde, un humour grinçant, et une phrase qui fait mouche avec une régularité stupéfiante.
Vous y découvrirez, entre mille merveilles, l’écrevisse-pistolet, et vous saurez tout ce qu’il est opportun de connaître sur les plus grands sujets, autrement dit les montagnes, les trottoirs, les continents, les fleuves, lesquels se jettent dans la mer et naissent en montagne, pour n’avoir pas de pente à remonter. Quid de mai 1968 dans tout cela ? Presque rien. Cependant que « Paris compte ses blessés, repave ses rues, replante ses arbres » et que les « ouvriers occupent les usines », quand « le Général occupe l’Élysée », Vialatte, lui, évoque le requin bleu, que l’on peut tanner pour en faire un bloc-notes, plus loin les boucheries chevalines, ou encore l’océan, qui « recouvre la totalité des terres immergées ».
À l’évidence, dans ces pages, rien n’est à prendre au sérieux. Vialatte s’amuse, le lecteur aussi. Si l’on s’abstient en général de recommander une méthode de lecture, on aimerait suggérer ici de ne lire qu’une chronique par jour. Une façon peut-être meilleure qu’une autre pour en apprécier tout l’humour : « Nietzsche, il est vrai, disait que la femme « a les cheveux longs et les idées courtes ». Mais ce n’est plus vrai. Et il serait bien obligé de le voir. La femme, maintenant, a les cheveux courts. »

Chroniques
d’Alexandre Vialatte
Julliard, 342 pages, 20

Chroniques Par Didier Garcia
Le Matricule des Anges n°99 , janvier 2009.
LMDA PDF n°99
4.00 €