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Entretiens Transes de vie

mai 2010 | Le Matricule des Anges n°113 | par Dominique Aussenac

A 60 ans, les mots, le corps, la peau du poète toulousain semblent se ramifier, créant une toile invisible recouvrant le monde jusqu’à l’infini. La toile par-dessus la toile.

Serge Pey et l’internationale du rythme

Difficile de réduire tout être à un mot, un concept, voire une appartenance. Quasi impossible de saisir Serge Pey ? Serge Pey est poète d’action. 17 mars 2010, 19 heures : hall de la cafétéria de la médiathèque Émile-Zola, Montpellier. Lieu froid, impersonnel. Sur le sol, deux colonnes de feuilles blanches couvertes d’un long poème. Sur chaque feuille, une tomate que Serge Pey écrase tout en récitant. L’espace, réanimé, se métamorphose. L’auditeur se révèle tour à tour amusé, éberlué, agacé, impliqué. La voix résonne, tonitrue, évoque un camp, Sabra ou Chatila ? A l’instar du shibboleth, la prononciation du mot tomate en hébreu permet d’identifier les occupants et de leur assurer vie ou mort. Intitulé de l’action poétique : « La bouche est une oreille qui voit ».
Serge Pey est chaman. 31 mars 2010, 18 h : galerie des éditions Méridianes, Montpellier. Serge Pey interprète Nerika ou les mémoires du cinquième soleil, réveillant les visions issues du peyotl. Il rythme le poème avec des grelots, puis avec le poing, pour enfin se saisir de la table, la faire osciller en tous sens. Dans sa voix naissent d’étranges éraillements.
La vie, l’œuvre de Serge Pey se situent au carrefour des arts, du sacré, du théâtre, de l’happening, du politique, du philosophique. S’il est avant tout poète, « anartiste », il est aussi militant. Passeur de mémoires. Voyant. Plasticien. Musicien. Voyageur. Expérimentateur. Animateur de caveau de poésies. Universitaire… Auteur d’une soixantaine d’ouvrages, de disques, de vidéos atomisés chez des dizaines d’éditeurs, il fonda la revue Tribu, puis Émeute à 25 ans, récita avec Ginsberg, vécut chez les huicholes au Mexique. En 1995, sa thèse intitulée « La Langue arrachée » fonde sa pratique poétique en la replaçant dans l’histoire de la poésie et résout la contradiction oralité-écriture. Dans la Grèce antique, Philomène, violée, eut la langue arrachée par son beau-frère. Dans sa bouche, elle tressa un poème organique qu’elle fit parvenir à sa sœur.
Une somme conséquente, superbement illustrée, Serge Pey et l’Internationale du rythme lui rend hommage, compilant les actes d’un colloque tenu à Nice (de Henri Meschonnic à Abdellatif Laâbi, de Jacques Brémond à Bernard Noël). Rencontre d’avant-transe d’un être chez qui, énergie vitale, sens de la rhétorique, art de jongler avec les idées, les références, les métaphores, propension à débusquer et à créer des mythes acquièrent une dimension fascinante.

Vos influences sont multiples, vos langues aussi. Revendiquez-vous une dimension planétaire à votre pratique poétique ?
Je ne supporte plus les poésies nationales, nationalistes, de langue comme ça, française. D’ailleurs, toutes celles qui ont défendu un type de langage, de langue sont en train de mourir complètement. Un poète aujourd’hui, c’est quelqu’un qui a un morceau de son influence dans le haïku japonais, qui a aimé les poèmes pygmées, qui connaît la Beat Generation, Maïakovski, Nazim...

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