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Textes & images Le Ballet des singes et des autruches

juillet 2010 | Le Matricule des Anges n°115 | par Gilles Magniont

Le Ballet des singes et des autruches

Le livre est tout de suite séduisant par ses illustrations, apparemment très dissemblables : du noir et blanc et des géométries verticales d’où s’élèvent lances, arbres, colonnes, palais ; des couleurs chatoyantes et des plans horizontaux que traversent balayeurs, singes, ours, autruches, Indiens, perroquets. Mais tout cela marche de concert, planches qui font la trace d’un opéra représenté le 14 décembre 1645 devant Louis XIV qui n’avait alors que 7 ans : La Finta Pazza, c’est-à-dire « la fausse folle », dont les décors furent inventés par le fameux Giacomo Torelli, et les ballets-intermèdes mis au point par le danseur et chorégraphe Giovan Battista Balbi. Voilà qui fait beaucoup d’Italie : c’est que le tout-puissant ministre Mazarin (Giulio Mazarini, natif de Pescina) offre à son petit roi un spectacle créé à Venise quatre ans plus tôt. On y découvrait un drôle d’Achille, amoureux de Deidamie et se déguisant pour ne pas partir à la guerre de Troie ; on s’y étonnait des machines qui transportaient la scène jusqu’en Olympe - parmi les spectateurs, le poète Vincent Voiture s’interroge : Et depuis quand les corps par le vague des airs/Savent-ils s’eslever d’un mouvement rapide ? ; on s’émerveillait de danses inédites, où des danseurs sont vêtus de peau d’ours et des enfants déguisés en autruches. De ces fantaisies fastueuses, Louis se souviendra sans doute, lui qui, auréolé de son succès sur la Fronde, dansera bientôt le ballet royal des Noces de Thétis et Pélée - ce que remarque dans son texte de présentation Philippe Beaussant, académicien et spécialiste du baroque et de la scène, mais qui ne remarque à vrai dire pas grand-chose d’autre. Il y avait pourtant matière à rêver d’extravagances légères, et de quoi tirer les fils qui relièrent l’art au pouvoir. Pas grave, on revient aux images.

le ballet des singes
et des autruches
Présenté par Philippe Beaussant, Le Promeneur, 80 p., 20

Le Ballet des singes et des autruches Par Gilles Magniont
Le Matricule des Anges n°115 , juillet 2010.
LMDA papier n°115
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