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Événement & Grand Fonds Début de partie

juillet 2014 | Le Matricule des Anges n°155 | par Valérie Nigdélian

Le premier volume de la correspondance de Beckett : portrait de l’artiste en jeune homme, entre les marasmes du doute et une incroyable vitalité intellectuelle.

Lettres (Tome 1-1929-1940)

Aux sollicitations des auteurs qui souhaitaient écrire sa biographie, Beckett répondit longtemps qu’il préférait qu’on s’occupe de son œuvre. En 1968, il écrivait à Jérôme Lindon : « Je compte sur toi, en tant que mon exécuteur littéraire, pour t’opposer à toute publication de mes lettres, sous quelque forme que ce soit », façon de dire qu’entre l’œuvre et la vie, les barrières étaient clairement posées, et la communication impossible dans le champ public. En 1985 pourtant, l’écrivain revenait sur son veto initial, acceptant le principe de la publication de sa correspondance à condition de « la réduire aux seuls passages en rapport avec (s)on œuvre » – tout comme, en 1989 (l’année de sa mort), il répondait un Oui majuscule à la demande de James Knowlson, l’auteur de sa première biographie autorisée.
Après des années de discussion entre éditeurs et exécuteurs testamentaires sur ce que la notion, plutôt large, d’« œuvre » impliquait réellement – et un désaccord final entre Cambridge University Press et les Éditions de Minuit, partisanes d’une approche resserrée uniquement autour de l’œuvre publiée –, c’est donc Gallimard qui publie cette monumentale correspondance en quatre volumes : 2 500 lettres (sur les 15 000 retrouvées), à quoi s’ajoutent 5 000 lettres citées en notes. Dans ce premier tome qui paraît aujourd’hui, qui balaie les années 1929 à 1940, ces lettres donnent à lire le complexe et violent mouvement d’extirpation – du marécage maternel, familial, national, des grands maîtres en littérature, de la langue irlandaise et du style – d’où naîtra bientôt le génie que l’on sait.
Premiers tâtonnements poétiques, premières traductions, premières nouvelles hantées par l’aura de « l’Homme de plume », James Joyce, dont Beckett fut le secrétaire particulier en charge de collecter des matériaux pour son grand œuvre, Finnegans Wake  : « ça pue le Joyce malgré mes efforts les plus sérieux pour le doter de mes propres odeurs ». La petite rengaine des refus de publication, avant les négociations et les compromis ironiques, vécus comme autant de déchéances (« j’étais disposé à couper le livre jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le titre. Je suis maintenant prêt à aller plus loin et à changer le titre s’il choque »). L’épouvantable corvée de l’écriture (« La phrase la plus simple est une torture ») et le sentiment concomitant de son inutilité (« J’ai recommencé à écrire & très vite je n’ai trouvé aucune raison de continuer »). La dèche et la tentation synchrone de la normalisation – « coller des timbres » dans l’entreprise familiale ? enseigner l’italien au Cap ? devenir pilote professionnel ? On y retrouve un Beckett préfigurant par la stase ou les marches furieuses dans la campagne irlandaise l’engluement d’un Molloy, d’un Malone ou des sublimes gisants de l’œuvre à venir : paralysé dans une sorte de « commotion mentale grise, sans prémisses ni conclusions ni problèmes ni solutions ni procès ni jugements », victime de paniques nocturnes ou...

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