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Théâtre La Fusillade sur une plage d’Allemagne

novembre 2015 | Le Matricule des Anges n°168 | par Laurence Cazaux

La Fusillade sur une plage d’Allemagne

Simon Diard est poète et dramaturge. La Fusillade sur une plage d’Allemagne est sa première pièce publiée. Elle fait partie des cinq textes susceptibles d’obtenir le grand prix de littérature dramatique cette année. Une entrée en théâtre fracassante ! Dans ce texte, des personnages au bord d’une fosse dans une forêt se mettent à parler, le lecteur ne sachant jamais ce qui est de l’ordre du fantasme ou du rêve. Les lieux évoqués sont multiples. En plus du bord de fosse (cette fosse contient-elle un corps ou non, est-ce une tombe, un charnier, un simple trou ?), il y a une plage, une plage mentale, un canot pneumatique, une chambre d’ado… Nous nous promenons dans des projections mentales, avec la sensation de voir se dérouler un drôle de film. Les histoires prises en charge par le chœur de ces cinq personnages se déroulent parfois en parallèle, les paroles se mêlant les unes aux autres. Ce texte est court, dense, déroutant. Les sujets abordés sont sombres : ainsi un homme rêve chaque nuit qu’il tue toute sa famille, il filme ses deux fils à la plage, sur leur canot pneumatique, sans voir qu’un disparaît, s’est-il noyé ? Et que le plus jeune, impuissant, se fige dans l’effroi. Ou encore, un adolescent s’imagine en train de tuer le maximum de gens sur une plage et de filmer son carnage. La mort et le carnage sont à l’œuvre, la peur rôde et la même violence que celle qui explose dans les faits divers. La forme créée par Simon Diard est très singulière, morcelée. L’auteur parle plusieurs fois dans son texte de photogramme, cette image obtenue sans utiliser d’appareil photographique. Cette pièce est un objet hybride, avec cette parole chorale oscillant entre théâtre et cinéma. On pense à Tout va mieux de l’Anglais Martin Crimp, l’humour en moins, pour cette parole décalée, qui raconte avec distance la violence du monde, provoquant cette sensation que tout est faux sauf le malaise provoqué, qui lui est bien réel.

La Fusillade sur une plage d’Allemagne Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°168 , novembre 2015.
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