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Domaine français Salon de curiosités

janvier 2016 | Le Matricule des Anges n°169 | par Dominique Aussenac

Vanitas vanitatum et omnia vanitas  ! Une vanité, en peinture, est une nature morte évoquant le caractère éphémère de l’existence. Les ouvrages de Ménis Koumandaréas stigmatisent la fragilité de l’homme, de la beauté, leurs vulnérabilités face à la vieillesse et au destin. Leur parfum me fait pleurer, publié en 1996, est un recueil dont les textes se déroulent dans le salon de coiffure d’Euripide, narrateur qui dialogue avec ses clients notamment un certain Charon, passeur d’entre les mondes. Le Fils du concierge met en scène le coiffeur et un gamin de 17 ans. « Je le coiffais depuis ses quatorze ans ; mais tout d’un coup les mois d’avant il s’était mis à me demander une « iroquoise ». Pas vraiment ma spécialité…. » Un vieux rentre à son tour. Il a perdu son fils il y a deux ans et croit le reconnaître dans le jeune punk. Émotions, colère, le coiffeur a du mal à calmer les deux hommes. Le malentendu s’amplifie jusqu’à occuper tout l’espace. Mais est-ce vraiment un malentendu ? Le doute s’immisce, tout vacille. La folie annihile le rationnel, le trivial devient métaphysique, le sacré, profane. «  La mort, c’est autre chose que d’avoir perdu quelqu’un et de le chercher ! » On passe tour à tour du burlesque au mélancolique, du prosaïque au nostalgique.
De formation philosophique,
Koumandaréas a été le représentant d’un certain réalisme social. Il est mort, victime d’un meurtre crapuleux en 2014, à 83 ans.
Dominique Aussenac

LE FILS DU CONCIERGE
DE MÉNIS KOUMANDARÉAS
Traduit du grec par Nicole Le Bris,
Esperluète, 42 pages, 14

Salon de curiosités Par Dominique Aussenac
Le Matricule des Anges n°169 , janvier 2016.
LMDA papier n°169
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