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Événement & Grand Fonds « staro » l’enchanteur

juillet 2016 | Le Matricule des Anges n°175 | par Richard Blin

Avec sa manière d’investir un texte, de l’habiter, Jean Starobinski met en évidence ce qu’il est parfois difficile de percevoir et donne à entendre ce qui n’est plus entendu. Un imposant recueil rend grâce à son art de la raison critique.

La Beauté du monde : littérature et les arts

Lire, regarder, céder à l’enchantement de la musique ou des beautés qui portent, c’est bien, mais chercher à comprendre – et faire comprendre – quels enjeux d’être, quelle puissance de révélation ou quelles promesses de vérité se cachent derrière une œuvre d’art ou les formes littéraires qui capturent la beauté du monde, c’est mieux. C’est en tout cas cette curiosité et cet horizon qui meuvent depuis toujours Jean Starobinski, né en 1920, à Genève, de parents polonais venus faire leurs études de médecine en Suisse. Lui-même, ses études littéraires à peine achevées, se lancera dans des études de médecine qu’il poursuivra tout en étant l’assistant à Marcel Raymond – le maître qui interrogeait la littérature « comme si elle pouvait subvenir à nos manques et à nos attentes » – à la Faculté des Lettres de Genève. C’est l’époque où il rédige ses premiers articles, des chroniques de poésie consacrées à Jouve, Char, Bonnefoy, Jaccottet. Docteur ès lettres en 1956 (Jean-Jacques Rousseau : la transparence et l’obstacle) et docteur en médecine en 1960 (Histoire du traitement de la mélancolie), il enseignera la littérature française à l’Université Johns Hopkins de Baltimore, puis à Bâle et à Genève. Rejetant tout cloisonnement du savoir, et incarnant l’interdisciplinarité – professeur et médecin, polyglotte et pianiste, stylisticien, historien et théoricien des idées –, cet amoureux du XVIe siècle de Montaigne et du XVIIIe siècle de Rousseau et Diderot, est l’auteur d’une œuvre critique qui ne cesse de susciter adhésion et admiration. Une œuvre qui manipule tous les discours – linguistique, médecine, psychanalyse – et qui, parallèlement aux grands essais, est riche de plusieurs centaines d’articles. Martin Rueff, l’actuel titulaire de la chaire jadis occupée par Starobinski – et maître d’œuvre de ce Quarto – en a choisi quelques dizaines, écrits entre 1943 et 2010, qu’il a rassemblés sous le titre : La Beauté du monde.
L’ensemble constitue une formidable défense et illustration de l’activité interprétante de Starobinski. Qu’il choisisse d’étudier une époque, un auteur, un texte, une idée ou un mot, il les met en mouvement, les rend aussi passionnants qu’un récit. Son secret ? Une étonnante souplesse d’écriture, une langue dont la simplicité reflète la maîtrise de la pensée, et une approche qui ne relève d’aucun modèle préétabli mais d’une démarche qui fait de chaque étude une aventure singulière. Pour résumer les principes directeurs de la lecture starobinskienne, on pourrait dire que, dans un premier temps, l’objet d’étude choisi – à partir d’un principe de plaisir ou d’une intuition – est appréhendé dans sa spécificité, « dans ce qui le soustrait à une illusoire annexion ». Dans un second temps, il est considéré comme une sorte d’être, une réalité vivante et consciente qui attend la rencontre, et qui, parallèlement, est aussi un matériau qui appelle le travail. Un « être » à qui le critique va poser des questions, c’est-à-dire mettre à...

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