La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Dossier Littérature et traduction
Au cœur de la traduction

novembre 2017 | Le Matricule des Anges n°188 | par Thierry Guichard

Véritable fabrique de littérature, le collège des traducteurs d’Arles propose résidences, ateliers et rencontres autour d’un métier de créateurs…

Au cœur d’Arles, l’Espace Van Gogh héberge depuis 1989 le Collège international des traducteurs littéraires et l’association ATLAS qui le gère. Ici, près de 700 m2 de l’Ancien Hôtel Dieu s’offrent au visiteur. Au premier étage, la bibliothèque et ses 18 000 livres ne laissent que peu de place aux bureaux et à une petite cour intérieure. Au deuxième étage, dix chambres accueillent les résidents venus du monde entier. Un salon, une cuisine, une salle de gymnastique et une terrasse forment les parties communes. Prêté par la ville d’Arles, le bâtiment offre un véritable confort aux résidents comme au public invité cet automne aux 34e Assises de la traduction littéraire qui accueillaient, entre autres, le philosophe François Jullien, le poète et traducteur Jean-Yves Masson, les écrivains Frédéric Boyer et Boubacar Boris Diop.
Avant de prendre la direction du Collège en 2009, Jörn Cambreleng a officié dans le théâtre comme acteur, musicien, metteur en scène, et a traduit notamment des pièces de Schiller, Wedekind, Jelinek, Fassbinder, la romancière Juli Zeh et des essais de Walter Benjamin. Il a dirigé l’École supérieure de théâtre de Bordeaux-Aquitaine.

Jörn Cambreleng, comment fonctionnent les résidences du Collège ?
Il faut être en contrat avec un éditeur pour postuler, et s’il y a de la place on est accueilli pour une période allant de quinze jours à deux mois et demi. Les traducteurs peuvent bénéficier d’une bourse : celles du CNL ou d’organismes étrangers ou celle que nous offrons sur notre budget (600 000 en tout), hélas en diminution. Pour certaines résidences, on demande une contribution. Traduire est un métier extrêmement solitaire et on peut avoir besoin de sortir de son face à face avec l’ordinateur pour rencontrer d’autres traducteurs. Le lieu permet cette convivialité. Mais on peut vouloir l’inverse : s’isoler de son quotidien et se concentrer sur son travail. Le lieu peut être un monastère ou un carrefour de rencontres. 70 % des 120 traducteurs que l’on reçoit par an travaillent du français vers leur langue. Ils viennent ici pour reprendre un contact vivant avec la langue, s’y immerger.
Vous formez aussi à la traduction…
Oui : pour les professionnels, pour ceux qui finissent un cycle d’étude et pour le grand public. Une fois par mois, on propose un atelier « traducteur d’un jour » au grand public. On fournit un mot à mot d’un texte dont il n’est pas nécessaire de pratiquer la langue d’origine et on joue avec le français, on en explore les possibilités. Ainsi, durant deux heures, on fait toucher du doigt le fait que le travail du traducteur est essentiellement un travail sur la langue française et un travail de création littéraire. À terme, ça diffuse dans le lectorat une culture de la traduction.
Les ateliers de professionnalisation permettent à des gens en fin d’études de mettre les deux pieds dans le métier en leur fournissant un réseau de relations et en les accompagnant pendant dix...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA papier n°188
6.50 €
LMDA PDF n°188
4.00 €