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Éditeur Vue panoramique

juillet 2019 | Le Matricule des Anges n°205 | par Éric Dussert

Fondé par une lectrice militante, Le Soupirail a étendu d’emblée son champ d’action aux régions d’Europe centrale et du Moyen-Orient.

Depuis cinq ans, Emmanuelle Moysan dirige les éditions Le Soupirail avec un souci constant de l’azimut : d’horizon large, le catalogue qu’elle a composé propose une variété d’écrits qui semble d’ores et déjà assez remarquable. Ses livres sont de France, d’Europe centrale ou du Moyen-Orient et sont choisis avec une exigence qui se manifeste fort et net. La qualité stylistique et l’originalité du texte, en somme leur teneur en littérature, sont des indicateurs sur lesquels jamais Le Soupirail ne rogne. De Pierre Le Coz à l’étonnante Zdravka Evtimova en passant par Mahmoud Chokrollahi, romans, poésies ou nouvelle forment une bibliothèque qui démontre avec une très belle énergie que rien n’arrête la vie des livres. Une éditrice qui aime, sent et comprend la littérature s’est engagée et cela se voit. La vue qu’offre aujourd’hui Le Soupirail n’est pas celle d’un fenestron mais bien d’une large baie vitrée. Et le paysage est beau.

Qu’est-ce qui vous importe le plus dans la publication d’un premier roman ?
C’est toujours le mouvement de l’écriture, de l’intériorité de l’auteur vers un lecteur possible, et ce mouvement dans le cas d’un premier roman n’est pas encore entaché, il est en quelque sorte presque pur, parfois naïf, mais toujours sans écran ; il ne tient pas compte du « marché », de ce qu’on doit dire pour plaire, des sujets à évoquer etc. Bien souvent, le travail d’écriture étant très solitaire, le texte n’a pas été soumis à trop de regards. Au-delà du sujet du livre, de sa construction, on doit ressentir quelque chose qui est propre à l’auteur, propre à son utilisation de la langue, à sa poétique parfois, une voix au détour d’une phrase qui d’emblée nous fait dire : « il a son univers ». D’ailleurs, parfois, ce ne sont que quelques paragraphes, quelques phrases qui nous font entrapercevoir tout son « potentiel d’écriture » et qui surgissent de l’état brut parmi les digressions, la profusion d’adjectifs, d’idées… Donc finalement on croit en cette faculté à dire, en littérature. On a en tête cette « pulsation » et on souhaite qu’elle grandisse. Il a quelque chose dans les mains, mais qu’en fera-t-il ? On peut se tromper ; il arrive qu’après deux romans la veine s’épuise.

Pulsations, sens du destin, votre préoccupation paraît tout aussi métaphysique qu’énergétique. Retrouvez-vous cette double dominante dans tous les textes que vous promouvez ?
Presque tous, à différents niveaux. L’écriture est une force vitale de création, de dépassement, elle nous aide à supporter la réalité comme nous dit Bergson. C’est tout le rapport de l’homme à la nature : vouloir toucher le ciel, en se sachant petit. Il n’y a pas de réponses, il n’y a que des chemins, des perspectives. Mais, quand on y pense, notre monde scientifique, économique, social, ne donne que des réponses imparfaites, des réponses remises en cause sans cesse. Il arrive que ces réponses nous écrasent, nous enferment. Alors, oui, l’énergie de la littérature...

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