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Dossier Santiago H. Amigorena
Toutes nos vies à écrire

septembre 2019 | Le Matricule des Anges n°206 | par Thierry Guichard

L’ambitieux projet d’écrire à la croisée de Proust et Joyce auquel Santiago H. Amigorena s’attelle depuis quarante ans enjambe des gouffres où l’humanité a chu. L’intime naît parfois de l’universelle douleur.

Bâtie sur les plans d’une cathédrale d’encre, l’œuvre de Santiago H. Amigorena s’auto-génère comme une métastase vivifiante. Passée aux cribles conjugués de la mémoire et de la littérature, la vie de l’exilé y trouve sa véritable terre d’accueil : celle du langage réapproprié. Autour du navire amiral, l’écrivain a disposé des romans qui escortent l’odyssée intime. Mais Le Ghetto intérieur, qui vient de paraître, ressemble plutôt à une carte maritime qui, au lieu d’indiquer la direction du voyage, en révèle plutôt l’origine : loin de toute mer, au cœur d’une terre où les hommes sont partis en fumée.

Santiago H. Amigorena, comment vous est venu le projet d’écrire et de publier Le Ghetto intérieur, votre nouveau roman ?
J’écris un seul livre depuis presque trente ans. Ce livre se compose de six parties : Une enfance laconique, Une jeunesse aphone, Une adolescence taciturne, Une maturité coite, Une vieillesse discrète et une sixième partie qui, pour des raisons qu’il serait prématuré d’expliquer ici, aura pour titre La Septième Partie. Chaque partie est divisée en deux chapitres. Certaines parties ont été publiées en un seul volume ; d’autres, en deux volumes séparés. Le Premier Amour (2004) et La Première Défaite (2012), par exemple, sont les deux chapitres d’Une maturité coite.
Autour de ces six parties, j’ai commencé, il y a quelques années, à écrire d’autres textes qui, j’espère, éclairent le projet : 1978, Des jours que je n’ai pas oubliés, Mes derniers mots. Le Ghetto intérieur fait partie de ces textes-là. Ce sont des textes plus proches des formes classiques du roman, et différents des autres principalement parce que je ne les avais pas programmés : le besoin de les écrire est survenu, impromptu, à des moments précis de mon existence.
On pourrait résumer l’ensemble de ce projet sur lequel je travaille depuis trente ans comme tout à la fois les mémoires et les œuvres complètes d’un narrateur silencieux – un narrateur silencieux qui, en apprenant à écrire, croit qu’il va soulager son mutisme par l’écriture, puis qui, comprenant que l’écriture est une autre forme de silence, décide de tout écrire pour arrêter d’écrire.
Enfance laconique, jeunesse aphone, adolescence taciturne, maturité coite, vieillesse discrète…, le silence fait partie de ma vie comme de mon écriture, et je savais, depuis de longues années, qu’il me faudrait un jour écrire sur le silence de Vicente Rosenberg, mon grand-père maternel. Mais ce n’est qu’il y a deux ans, en lisant les lettres que mon arrière-grand-mère lui avait écrites depuis le ghetto de Varsovie et Los Abuelos, un livre écrit par mon cousin, Martín Caparrós, que j’ai compris la forme et le ton que pourrait prendre Le Ghetto intérieur.

Pourquoi définir par avance l’architecture de l’œuvre ? Cette structure renvoie-t-elle à quelque chose de précis pour vous ?
J’ai commencé, comme tout le monde pourrait-on dire, par écrire des poèmes. Puis, n’ayant pas le...

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