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Éditeur Matière à tisser

janvier 2020 | Le Matricule des Anges n°209 | par Philippe Savary

Cocon artisanal, Le Ver à soie s’affranchit des frontières pour explorer les trames de nos imaginaires, et réinvente l’édition nomade de proximité.

Le Ver à soie, l’anti-start-up par excellence ? Les saisons sont réglées comme du papier à musique. Printemps comme hiver, Virginie Symaniec « prépare » son programme éditorial. Les beaux jours venus, elle file dans les Landes, avec sa caravane pliante Rapido, vendre sa production sur les marchés. « 94 déballages l’été dernier ! » Elle aime exposer. Inventer des mises en scène. « C’est ma vie que je mets sur la table », explique l’éditrice « volante », adepte du circuit court, et titulaire d’un doctorat en études théâtrales. Joliment illustré, Le Ver à soie pérégrine. Avec un prisme vers l’Europe de l’Est, mais pas seulement. La jeune maison, créée il y a six ans, publie des romans, des récits, des essais, des livres jeunesse. A même lancé une collection de poèmes (à planter) sur du papier ensemencé. Cette singulière aventure, Virginie Symaniec la raconte dans Barnum, au fil de chroniques écrites entre 2013 et 2017, qui vient de paraître. Tout est là : le monde des camelots, le désir de l’Autre, « le goût de créer avec ce qu’on a autour de soi », la conquête d’un métier, le prix de l’indépendance. C’est revigorant et souvent drôle. Ce qui n’empêche pas cette femme au caractère bien trempé, « hypersensible », de monter à l’assaut. Contre les experts de tout poil, la bêtise crasse, l’uniformisation. Et d’où émergent deux figures tutélaires : un grand-père admiré qui imprimait des tracts pour les Biélorusssiens de France, une mère dont « la mémoire de ses peines reste mon sabre ».

Virginie Symaniec, vous avez hérité d’une culture mixte : un père biélorussien, une mère d’origine ardéchoise. Quelle importance accordez-vous à la question de la transmission dans votre métier d’éditrice ?
Dans ma culture, il y a aussi bien du catholique que de l’orthodoxe, de la petite-fille d’ingénieurs des Mines ou de Polytechnique que de l’arrière-petite-fille de cosaque. Font aussi bien partie de ma culture les récits sur les soyeux de ma grand-mère ardéchoise que les milliers de livres que j’ai pu lire en quatre ou cinq langues pour parvenir à rédiger mon habilitation à diriger des recherches en Histoire. Tout aussi immédiatement, fait partie de ma culture le reste de ma bibliothèque où Flaubert peut aussi bien croiser Kafka que Boulgakov peut rencontrer Celan ; Vercors dialoguer avec Fanon ou Erri de Luca avec Aleksievitch. J’espère également que manger japonais, indien ou italien fait autant partie de ma culture que la blanquette de veau, la caillette ou les dranikis. Je n’ai personnellement jamais su ce que serait une culture mixte à double entrée. Je sais en revanche ce qu’est de vivre avec des origines et une culture toujours supposées, conduisant à subir des représentations entièrement faussées de sa propre identité et à pâtir des impasses que ces dernières ne cessent finalement de justifier.
Dans ce contexte, la question de la transmission est importante. Déjà, il y a ce que l’université française et la recherche m’ont...

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