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Théâtre Mère-grand et les autres

janvier 2020 | Le Matricule des Anges n°209 | par Patrick Gay Bellile

Je m’appelle pas

Encore un Petit Chaperon Rouge pourrait-on dire. Un de plus. Mais le Petit Chaperon Rouge que nous propose Édouard Signolet est un texte en totale liberté. À l’image de son héroïne, tellement réjouissante par son naturel, sa sincérité, son envie de vivre et sa capacité à poser toutes les questions. L’auteur joue avec les codes, les non-dits, les références de cette histoire archiconnue, introduisant au passage des personnages venus d’autres contes : trois frères Poucet à la recherche des quatre autres, « C’est quand même pas dur de me suivre, je ne vais pas mettre des petits cailloux partout pour pas vous perdre. », Hansel et Gretel, et une fée qui fume et boit, sortie tout droit de l’imagination du Chaperon. Elle est la mauvaise conscience, la culpabilité de cette petite fille dont le père est parti, dont la mère, une ombre, ne parle plus depuis ce jour et dont la grand-mère, si l’on en croit la fée, n’est pas des plus rigolotes : « Elle est vieille, elle pue, elle pique, elle entend rien et elle voit rien. » Mais malgré cela, tout y est, et les narrateurs prennent soin de remettre régulièrement les personnages et le lecteur dans le droit chemin. Donc, le Petit Chaperon Rouge, « c’est même pas un prénom », est seule et s’ennuie. La mère-grand réclame sa galette à cor et à cri et le loup bien sûr, étrange avec ses yeux orange qui brillent dans la nuit, attend son heure. « Tire la bobinette », on ne sait pas ce que ça veut dire mais on le dit quand même, c’est la tradition, « De toutes façons la porte était toujours ouverte ».
La langue joue dans des registres différents, plus classique, plus poétique pour les narrateurs, plus actuelle et déjantée pour la fée et la grand-mère, tandis que le loup garde sa part d’inquiétante étrangeté. Seule change la fin : la grand-mère, une fois libérée du ventre du loup, retrouve toute son énergie : « De Dieu de sale bestiole. Chuis toute dégueulasse. J’vais m’en faire un tapis. » Et le Petit Chaperon s’en va bras dessus bras dessous avec le Petit Poucet écrire une nouvelle histoire, « Une histoire beaucoup plus plaisante ».
PGB

Je m’appelle pas, d’Édouard Signolet
L’Arche jeunesse, 112 pages, 11

Mère-grand et les autres Par Patrick Gay Bellile
Le Matricule des Anges n°209 , janvier 2020.
LMDA papier n°209 - 6.50 €
LMDA PDF n°209 - 4.00 €