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Dossier François Beaune
Dire l’autre et dire « je »

septembre 2020 | Le Matricule des Anges n°216 | par Thierry Guichard

En neuf livres, François Beaune a jeté les fondations d’une œuvre sans limite, construite sur les témoignages de figures croisées au fil du temps. Une manière d’habiter l’autre.

Si ses deux premiers romans Un homme louche et Un ange noir faisaient la part belle à la fiction quand bien même ses personnages étaient l’émanation de personnes réelles, l’œuvre romanesque de François Beaune s’est affranchie avec Une vie de Gérard en Occident et surtout Omar et Greg des artifices narratifs. Reconstructions littéraires de vies réelles, ses livres font voir bien plus que des parcours biographiques : c’est notre monde qui s’y dévoile dans l’intime proximité d’un narrateur qui, à chaque opus, impose son style. Avec Calamity Gwenn, pour la première fois, le romancier prend la voix d’une femme, et plus que la voix : sa vivacité, son intimité, ses rêves et ses blessures.

François Beaune, comment est né votre nouveau roman, Calamity Gwenn ?
Par hasard, comme à chaque fois, et plus précisément grâce à Michel Field. Il m’avait invité en 2009 à son émission de télévision, « Au Field de la nuit », un programme avec un titre jeu de mots, destiné donc j’imagine à tous les coiffeurs insomniaques. J’y présentais mon premier livre, Un homme louche, et sans le savoir j’avais tapé dans l’œil d’une téléspectatrice, Rozenn, qui adore les stars comme moi qui passent à la télé, même juste une fois.
Elle m’avait écrit un petit mot gentil sur Facebook, et comme j’étais de passage à Marseille, qu’il pleuvait ce jour-là, etc. Malheureusement comme chacun sait, l’amour est éphémère, mais l’amitié par contre s’est chargée de nous rapprocher (au field des années). On faisait la fête ensemble, on continuait à se voir juste pour le plaisir de se raconter nos vies, en fait Rozenn me passionnait avec ses histoires et surtout sa manière de les raconter.
Depuis La Lune dans le puits, un recueil d’histoires vraies de Méditerranée écrit à partir d’interviews des habitants rencontrés au cours d’un long voyage, et aussi grâce à Arte Radio, qui m’a éveillé à l’écriture sonore en me permettant de faire le portrait d’un ami cher, Spacius, un talentueux mécanicien de l’espace, défunt aujourd’hui (le son s’intitule La Mécanique des hommes), j’ai pris cette habitude d’avoir toujours un carnet mais aussi pratiquement toujours un micro avec moi.
Alors un jour, j’ai dit à Rozenn, ça ne te dirait pas que j’enregistre un peu ? Elle est super cette histoire, et comme tu sais que je n’ai aucune mémoire, que d’ailleurs c’est pour ça je crois que j’écris… C’était il y a six ans. Chaque fois qu’on se voyait, je sortais le micro, des sessions d’une ou deux heures parfois, ou bien des bribes attrapées dans un bistrot.
Je ne savais pas ce que j’allais faire de tous ces enregistrements. Au début on pensait à un stand-up, comme elle est comédienne. J’ai toujours rêvé de trouver le comédien pour qui écrire des sketchs, comme Jean-Loup Dabadie avec Bedos. D’écrire Bonne fête Paulette, par exemple, de faire en sketch le portrait de la société à travers des personnages comme l’ont si bien fait Fernand Reynaud et Coluche.
Et puis Rozenn...

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