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Dossier Littérature et écologie
Pour une pandémie verte

janvier 2021 | Le Matricule des Anges n°219

Dans Le Grand Vertige, Pierre Ducrozet met en scène un écologiste qui prend acte du cynisme des puissants. Et passe à l’action, sur toute la planète.

Dans son roman, paru à la rentrée d’automne, Pierre Ducrozet offre au combat écologique une légitimité à la violence mise en place par son personnage, Adam Thobias, prenant au mot ceux qui voient dans les écolos radicaux de la graine de terroriste. Entretien rapide et à distance pour cause de pandémie…

Pierre Ducrozet, dans Le Grand Vertige, vous imaginez une réponse institutionnelle à l’urgence climatique (un plan Marshall regroupant de nombreux pays) et une réponse plus « terroriste » décidée en raison du cynisme des grands groupes pollueurs. Une question fondamentale soulevée par votre roman est de savoir si la violence peut être légitime pour soutenir le combat écologique. Cette question est posée par Pierre Schoentjes dans Littérature et écologie. Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire sur cette question ?
Il me semble que c’est un aspect essentiel de la lutte politique qui s’est étonnamment absenté du débat. La violence, qu’elle soit symbolique ou réelle, a toujours été un moteur de l’Histoire, c’est souvent elle qui, à un moment donné, fait basculer les choses. Et les dernières années ont évacué cela du débat politique, grâce à ce mot miracle de terrorisme, qui discrédite tout ce qui se situe en face, à quelque degré de violence que l’on soit.
Adam Thobias, le personnage du roman, en appelle à une action directe, à des sabotages, pour que s’applique la volonté démocratique, qui est de changer de système économique et énergétique. Or un petit groupe de personnes s’y oppose. La véritable violence se situe là : c’est celle qui est infligée au monde vivant, à l’immense partie de l’humanité, à toutes les espèces, pour le bénéfice de quelques-uns. La violence, qu’en retour Adam Thobias propose, est uniquement symbolique, c’est un déclencheur, une quête de justice. Les sabotages servent ici de détonateur, provoquant finalement une révolution.
Une violence symbolique peut donc être légitime si elle permet de dénouer une violence mille fois plus grande.

Au deuxième « mouvement » du livre, vous sortez de la fiction pour rétablir une histoire de l’exploitation des ressources naturelles. Ce sont des pages puissantes. Est-ce la question écologique, l’urgence climatique, qui vous ont imposé ce saut hors de la fiction ? Cette catastrophe écologique serait-elle à l’égard du roman un indicible que la fiction ne peut aborder ?
Ces pages s’inscrivent dans l’ensemble du projet qui est de mêler les genres romanesques, les registres, et de plonger dans les éléments naturels, en l’occurrence le pétrole. Plus qu’un saut hors de la fiction, c’est peut-être l’extension du même territoire romanesque qui se situe déjà entre la fiction et le réel, une sorte de troisième voie. On est à la fois en plein dans notre monde contemporain, le changement climatique est là, les enjeux sont les nôtres, et en même temps on trace des hypothèses, des tentatives, grâce aux personnages fictifs qui se surimpriment à cette réalité qui...

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