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Dossier Littérature et écologie
Naissance d’une littérature verte

janvier 2021 | Le Matricule des Anges n°219 | par Thierry Guichard

Avec le roboratif essai qu’il consacre aujourd’hui à l’écologie en littérature, Pierre Schoentjes montre que la conscience environnementale est en train d’infuser, lentement, le roman français. Comme en une révolution très lente.

Fin analyste de la fiction contemporaine, l’universitaire et chercheur Pierre Schoentjes enseigne la littérature à Gand en Belgique. En 2015, la revue en ligne Fixxion qu’il a fondée publiait un numéro consacré à l’écopoétique (N°11) en même temps que paraissait Ce qui a lieu aux éditions Wildproject, son premier « essai d’écopoétique ». Schoentjes y défrichait le terrain d’une littérature « environnementale » dont les figures tutélaires, selon lui, se nommaient Claude Simon, Jean-Loup Trassard ou Pierre Gascar pour ne citer que les Français. Il récidive aujourd’hui avec Littérature et écologie, sous-titré Le Mur des abeilles aux éditions Corti. Arpentant en tous sens la fiction française depuis la Première Guerre mondiale il scrute la manière avec laquelle la nature s’invite ou non dans le roman hexagonal. S’il ressuscite les figures de l’étonnante Maria Borrély – amie très engagée de Giono –, de Charles Exbrayat, il ne cache pas les difficultés à voir naître dans leur sillage une « littérature verte », ainsi qu’il la nomme. Même après les années gauchistes, la fiction hexagonale peine à mettre le vivant non-humain au centre de ses attentions. La conscience écologique d’une Claudie Hunzinger, « seule écrivaine à avoir participé au mouvement vers la nature », n’y suffit pas. Loin de certaines littératures étrangères, américaine en premier, les lettres françaises peinent à trouver légitime la thématique environnementale qui frappe pourtant avec insistance à la porte de la fiction via notamment les figures de militants radicaux (Paul Watson revisité par Alice Ferney). C’est par infusion des consciences, finalement, que le changement se fait. Analysant les livres d’un Franck Bouysse, d’une Maylis de Kerangal ou, côté « littérature marron » d’un Guillaume Poix, Pierre Schoentjes révèle dans l’écriture même les traces d’une naissance en cours d’une littérature de l’anthropocène. Enfin !

Pierre Schoentjes, comment êtes-vous venu à vous intéresser à cette littérature environnementale ?

Par une sensibilité personnelle ancienne, double. Pour la nature d’abord : j’étais, enfant déjà, un grand amateur de randonnée. Ce goût a trouvé à s’affirmer par le scoutisme – résolument laïque et progressiste – et je n’ai jamais cessé de randonner. S’ajoute à cela que jeune adolescent j’ai été très marqué par quelques lectures. Savoir revivre de Jacques Massacrier (1973), publicitaire parisien qui fait le récit d’un « retour » à la nature dans une ferme à Ibiza, a joué un rôle important. Le côté Manuel des Castors junior de son livre – calligraphié et accompagné de dessins – ne pouvait que plaire à l’enfant que j’étais : son univers permettait de s’évader de la ville où j’habitais en semaine. Quelques rares écrivains, Jean-Pierre Martin, Claudie Hunzinger ou André Bucher ont participé à ce mouvement de vie communautaire, et les deux premiers en ont témoigné dans des récits révélateurs d’une époque joyeusement contestataire qui était aussi...

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