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Dossier Littérature et écologie
Penser le vivant, l’écrire

janvier 2021 | Le Matricule des Anges n°219 | par Thierry Guichard

Les éditions marseillaises Wildproject se font le creuset d’une pensée écologique mondiale. Et fournissent matière à penser la littérature à venir.

Éditeur en France du best-seller de Rachel Carson, La Mer autour de nous, Baptiste Lanaspeze et ses éditions Wildproject accueillent scientifiques, ethnologues, universitaires, poètes, hommes et femmes préoccupés par la santé de la planète. Peu de romanciers français toutefois, sinon le Franc-Comtois Julien Gravelle qui vit, il est vrai, en forêt boréale au nord du Québec…

Baptiste Lanaspeze, qu’est-ce qui vous a amené à créer en 2009 les éditions Wildproject dont le nom même indique une forme d’engagement ?
J’ai créé cette maison sous l’impulsion d’une aventure intellectuelle qui s’est imposée à moi. J’étais étudiant en philosophie à la toute fin du XXe siècle, dans un contexte où on nous répétait que la création philosophique était achevée, que Sartre était le dernier philosophe (ça fait rire aujourd’hui), qu’était maintenant venu, et à jamais, le temps des professeurs et des commentateurs. Par ailleurs, j’étais intrigué et gêné par la disparition de l’idée de nature dans la philosophie moderne ; cela me semblait très suspect, comme un angle mort que je voulais creuser. À la faveur d’une année à Bard College dans l’État de New York, c’est aux USA que j’ai découvert en 2003 le dynamisme des pensées de l’écologie. Je n’étais pas militant au sens politique, mais très engagé au sens intellectuel : j’étais porté par l’impérieuse nécessité de rénover une vision du monde qui m’asphyxiait ; réhabiliter l’idée de nature était un enjeu vital, quasiment un problème personnel. La découverte de l’écologie comme mode de pensée philosophique a été pour moi une renaissance intérieure, que j’ai vécue comme une « dé-domestication » : la récupération (reclaim) non pas d’un « état sauvage » que les Modernes déprécient et croient devoir remplacer par de la civilisation – mais plutôt de la « franchise naturelle » de La Boétie. D’où le nom de « wild project » que j’entendais comme un projet de libération de la domestication moderne. 

Votre catalogue présente un nombre considérable d’essais, de manifestes, quelques biographies mais ne laisse qu’une faible place à la littérature surtout romanesque. Pourquoi ?
La littérature est au cœur de Wildproject, elle n’est sans doute pas encore assez visible, mais c’est l’un de nos enjeux de la développer davantage. C’est aussi pour ça que nous venons de publier Réécrire l’Amérique : vers une littérature des lieux, du grand écrivain Barry Lopez. C’est pour nous un manifeste qui permet de comprendre pourquoi écologiser nos imaginaires et nos récits revient également à les décoloniser.
Une collection entière est dédiée aux récits (« Tête nue », depuis 2011). C’est vrai nous ne respectons pas tout à fait les codes de la littérature, dans le sens où cette collection mêle un peu les genres (roman, poésie, critique, récits ethnographiques), dans une recherche qui concerne en réalité plutôt la question de la reconfiguration de nos récits. Comment l’écologie affecte-t-elle nos...

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