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Dossier Littérature et écologie
Le chant du cygne

janvier 2021 | Le Matricule des Anges n°219

Dans son essai sorti l’an dernier, Jean-Claude Pinson montre combien nature et poésie vont ensemble. Et annonce de nouveaux chemins de garde.

Paru au début de 2020, Pastoral ouvre dans l’espace poétique tout un champ de réflexion sur la manière avec laquelle la poésie peut s’inscrire comme une écologie. Convoquant autant les poètes que les philosophes, l’essai, très roboratif, montre combien la poésie, depuis l’origine, est intimement liée à la Nature, jusqu’à s’en faire la « gardienne et vengeresse ». Jean-Claude Pinson y fait l’économie de tout optimisme béat, mais ouvre cependant des pistes pour renouer « le pacte pastoral ». Ce qu’une nouvelle génération de poètes semble, déjà, avoir compris.

Jean-Claude Pinson, dans Pastoral vous montrez combien la nature et la poésie sont liées dès l’origine jusque dans la manière même « d’habiter la langue ». La poésie serait donc plus légitime à dire la nature que ne l’est le roman (ce que vous démontrez dans la première partie). En quoi la poésie « Idée porteuse d’un désir (sans cesse rémanent) de vie “poétique” » servirait-elle aujourd’hui, sinon la cause écologique, du moins la Nature ?
La poésie ne sauvera certes pas la Terre. Elle peut peu, trop peu, comme dit Christian Prigent. Cependant, elle insiste en son rôle d’avocate de la Nature, nous rappelant que nous sommes, de celle-ci, partie intégrante. À bas bruit, à rebours de toutes les déconstructions modernes de sa longue tradition bucolique, la poésie est ainsi demeurée, nolens volens, fidèle à une sorte de « pacte pastoral ». Et elle l’est demeurée à la racine, comme langage. Là où le roman s’intéresse d’abord à la comédie humaine (et en raconte le tragique), le poème se met à l’écoute de toutes les ondes souterraines qui témoignent d’un continuum entre la Nature (la Phusis) et la « plante humaine » (Gracq). En tant qu’animal doué de raison, armé de la science et des techniques, de leurs langages, l’homme s’est employé à « arraisonner » la Terre jusqu’à cet « écocide » dont nous prenons conscience aujourd’hui. La poésie a déployé un autre régime de parole, où il s’agissait avant tout d’écouter la Nature, de faire droit à son murmure. Un murmure qui n’est autre, en son fond, que cette « déflagration » incessante de l’Être dont parle Merleau-Ponty.
Au-delà, hantée par le vieux rêve d’un Âge d’or, elle porte le désir (la promesse impossible) d’une habitation poétique de la Terre. Comme telle, la poésie invite à imaginer des formes de vie alternatives. Toute une jeunesse « poétarienne » s’emploie à les mettre en œuvre, sur le terrain, hors du poème, « externalisant » ainsi la poésie.
Vous reconnaissez le peu de poids de la poésie dans le champ social. Au point que dans votre conclusion, considérant inéluctable l’extinction humaine, vous avez pour seul espoir que la poésie permette au moins d’en composer le « chant du cygne ». Peut-on inverser la perspective et dire que c’est parce que la poésie va mal que la nature va mal ? Que nos sociétés s’étant détournées d’une manière d’habiter poétiquement la langue, elles ont désappris à habiter naturellement le...

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