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Domaine français Fleurs

avril 2021 | Le Matricule des Anges n°222 | par Éric Dussert

Sous une couverture fleurie digne du meilleur Arts & Crafts, l’essayiste et nouvelliste Marco Martella donne sous forme de livre une expression renouvelée de sa manie professionnelle : le jardin, puisqu’il est jardinier, l’occupe. Depuis le lancement de sa revue Jardins (2010) et la publication de Jardins en temps de guerre (Actes Sud, 2014), ce pérégrin imaginatif, exégète de son sujet, parfois sous pseudonyme (Teodor Cerić, Jean de Crécy), explore le monde, et en particulier la vieille Europe, pour en observer les cas les plus formidables. Ses livres, des recueils de nouvelles comme ce bouquet de Fleurs nouveau, portent la triple trace de son engouement permanent, de ses admirations les plus vives et de son imagination la plus fantasque.
Porteuses d’une vérité tenue comme le fil de l’araignée, les nouvelles de Martella noient toujours le poisson du vrai et du faux dans le bassin de la littérature. Ce sont autant d’études de cas fictionnelles, avec extravagants créateurs et universitaires disparus, directrices de jardins siciliens et témoignages hypothétiques d’authentiques personnages, ici la romancière Pia Petersen, Ibn Hamdis ou Vila-Matas. Naguère, Martella évoquait le jardin de Beckett, le voici à Copenhague et en Sicile. Sa plume fluide rencontre l’enchantement derrière un mur de briques ou dans l’admiration d’un panorama vert, herbeux, fleuri, arboré… « À l’intérieur du petit enclos, la vie débordait de partout. Sur quelques centaines de mètres carrés à peine, on avait entassé une quantité invraisemblable de plantes : des masses de fleurs, opulentes ou légères, des arbres luttant entre eux pour atteindre la lumière (…). C’était un labyrinthe (…) Jorge Luis Borges en personne avait passé quelques jours ici  »… Voilà qui rappelle, l’Argentin mis à part, l’étrange jardin urbain aux allures de forêt amazonienne imaginé dans le cœur de Trieste par l’Italien Stelio Mattioni (La Plus Belle du Royaume, Fayard, 1994). Un pur appel à la vie sauvage. D’ailleurs, Marco Martella insiste : « Et si l’on cessait de tondre ? »

Éric Dussert

Fleurs
Marco Martella
Actes Sud, 192 pages, 19

Le Matricule des Anges n°222 , avril 2021.
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