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Dossier L'héritage Commune
L’origine du chaos

juin 2021 | Le Matricule des Anges n°224 | par Thierry Guichard

Poète, essayiste, romancier, Pierre Vinclair a très vite été attiré par l’écriture de la Commune. Comme si l’espace de la littérature et du poème était le dernier refuge de la justice. Poème et entretien.

Dans le Dictionnaire de la Commune, Bernard Noël appose à l’entrée « Poésie » une citation de Karl Marx : « Ce n’est pas dans le passé, mais uniquement dans l’avenir que la révolution sociale du XIXe siècle pourra trouver la source de sa poésie. » Poète, Pierre Vinclair l’est autant à titre individuel (auteur d’une œuvre déjà conséquente) que collectif – au sein de sa revue Catastrophes ou en dirigeant la collection « S !NG » au Corridor bleu. C’est chez cet éditeur qu’était paru en 2016 La Fosse commune, son roman commencé en 2007 et dont l’action se déroulait à Paris en 1871.

Pierre Vinclair, votre premier roman publié, vous vous êtes mis à écrire une épopée sur la Commune… En quoi cet événement de l’Histoire est-il porteur d’un désir de littérature ?
J’essayais d’écrire une épopée : c’est un désir de genre littéraire qui m’a porté vers la Commune dont je pensais qu’elle pourrait être, pour nous, l’équivalent de la guerre de Troie pour les Athéniens – assez éloignée dans le temps pour faire légende, suffisamment proche pour qu’on y trouve l’origine de notre propre monde. En l’occurrence, de notre propre chaos – je voulais raconter la mort du dernier dieu. Le dieu de ceux qui n’ont plus de dieux : la justice. D’abord, l’anecdote d’une nouvelle alliance : les soldats du 88e de ligne aux ordres de Thiers, venus récupérer les canons, pactisent avec les hommes, les femmes et les enfants de Paris. Ensuite, l’incarnation d’une figure concrète de la Justice : des gens du peuple, subissant pourtant toutes les restrictions liées au blocus prussien, déclarent leur autonomie politique, et la font travailler dans le sens d’une autonomisation générale : des femmes, de la pensée, des travailleurs. La Commune comme utopie réalisée. Enfin, le Western quasi-métaphysique opposant, à cette figure de la Justice, un gouvernement colonial et patriarcal, dirigé par des bourgeois conservateurs et fats, lorgnant encore vers la Monarchie, prêchant un catholicisme hypocrite s’accommodant parfaitement des investissements financiers les plus condamnables, avec l’argent pour seule vraie valeur. Ceux qui croyaient à la justice, et ceux qui disaient croire au ciel mais ne croyaient en rien. Deux conceptions de la société : d’un côté « l’ordre sans le pouvoir », selon la formule de Reclus ; de l’autre, le pouvoir au service du profit. Comment cette histoire finit-elle ? Semaine sanglante, déportation et érection du Sacré-Cœur pour « expier » : le tragique le plus absolu, coiffé, en guise de cerise sur le gâteau, par une meringue kitsch. J’ai essayé de faire résonner cette histoire dans La Fosse commune (2016), en la tressant avec les attentats anarchistes de 1893-1894 et la naissance de la poésie moderne. Car le poème aussi est une tentative de constituer un ordre au service d’aucun pouvoir. Comme une petite Commune de mots.

Le poème que vous nous offrez a-t-il une fonction réparatrice face à la mémoire officielle ? Les éclats de la Commune...

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