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Dossier L'héritage Commune
Le rêve des reclus

juin 2021 | Le Matricule des Anges n°224 | par Thierry Guichard

Deleuzien, observateur engagé de la modernité et ancien directeur de programme au Collège international de philosophie, Jean-Clet Martin voit dans la Commune de Paris un champ d’interrogations philosophiques.

Guerre civile ponctuée par le massacre de milliers de Parisiens, la Commune de Paris semble toujours poser le problème de sa place dans l’Histoire officielle, de sa représentation et de son enseignement. Entre déni, mauvaise conscience et images d’Épinal tout semble fait pour oublier le soulèvement d’un peuple opprimé, son rêve d’un autre monde possible, et la répression sanglante qui en éteignit la flamme. Pour toujours ?

Jean-Clet Martin, l’épisode de la Commune est un événement marquant de l’Histoire contemporaine. On y voit un empereur déclencher une guerre pour détourner la colère de son peuple, et capituler moins d’un mois et demi après. On assiste dans la foulée à la proclamation d’une République qui finira par s’allier avec l’ennemi prussien massacrant les Communards coupables d’inventer une nouvelle forme de démocratie. Pourtant cet épisode de l’Histoire est peu enseigné et sera moins commémoré pour ses 150 ans que la mort de Napoléon. Qu’est-ce que le rapport que la France entretient avec ce passé dit de notre époque ?
Les opérations pratiquées sur l’Histoire sont souvent des diffamations du présent. Avec de singulières manières d’occulter l’événement pour s’asseoir plutôt sous de belles continuités. Quitte à commémorer par des feux d’artifice une Révolution plus ancienne, coulée dans le conformisme le plus plat. Au point de s’étonner que des voitures puissent brûler après minuit gâchant l’organisation d’un monde qui poursuit le train de l’inertie. L’épisode de la Commune, je ne l’ai jamais abordé en historien. C’est une question philosophique qui s’est imposée d’abord. Celle d’un peuple, le cri du peuple. Très jeune, j’ai lu L’Insurgé de Vallès. La Commune est entrée par la porte de ma chambre. Une question d’ambiance pour le provincial que j’étais, ambiance de Paris qui transforme le monde quand les pouvoirs se retirent plutôt en rase campagne. Une manière de toucher aux « heures du soir » qui comme le dit la dernière phrase de L’Insurgé, se retournent sur Paris en flammes.
Se pose ainsi la question : « qu’est-ce qui s’est passé ? » Et comment rendre compte de cet événement ? Le hasard a glissé dans mes mains un ouvrage de Blanqui, L’Éternité par les astres. Et c’est dans ce texte écrit en prison que je comprends où se sont produits les événements, dans quels antres ils voient le jour sous une Histoire qu’on n’apprend jamais en classe. En raison d’une dimension métaphysique qui s’ouvre à même la révolte incompatible avec les bulletins officiels, avec des programmes… hors programme de naissance… C’est que l’analyse savante nous met dans une fausse situation, une distance abstraite, par exemple celle de l’émission Répliques se demandant combien de morts sont imputables aux communards. C’est la foire aux faux problèmes, avec des questions erronées qui nous poussent du côté de Thiers.

Dans son portrait de Louis Adolphe Thiers, Bernard Noël attribue au chef du Pouvoir exécutif la responsabilité de...

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