La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Dossier L'héritage Commune
Un temps de repentis, par Michel Surya

juin 2021 | Le Matricule des Anges n°224

Àquel degré de désolation politique notre époque a-t-elle atteint, et nous avec elle, pour que la Commune ait paru à tous, et paraisse : célébrable, commémorable, qui constitue en réalité la plus grande humiliation que le mouvement révolutionnaire français ait eue à vivre, à connaître, et souffrir ? Qui n’en connaîtra plus après, ou qui n’en reconnaîtra, un siècle à peu près après, dernier en date, que le revival mondain, à fleurets mouchetés, la CGT veillant au grain ouvrier, de Mai 68 ! C’est sans doute que tout le monde (de gauche) aura trouvé son compte dans l’héroïsation d’un peuple qui ne reculait alors devant rien, quand tous les peuples (de gauche), depuis, reculent devant à peu près toute violence nouvelle que lui fait la domination.
Les Gilets jaunes, et leurs débordements, les seuls qu’on puisse en effet créditer de débordements (« immaîtrisables », c’est-à-dire, a priori ni de droite ni de gauche), les black blocks, et leurs petites parties récréatives hebdomadaires qui ont consisté, toutes les fois que les Gilets jaunes sortaient, de sortir aussi, à leur suite, pour s’en prendre aux premières vitrines symboliques venues (dont Paris ne manque pas), qui auront sans doute trop lu L’Insurrection qui vient, mais pas assez Instructions pour une prise d’armes. Le fait est que personne n’y a jamais apporté les armes au moyen desquelles les révolutions se font et le pouvoir se prend. Le fait est qu’il n’y a plus personne d’ailleurs pour dire que le pouvoir ne se « prend » pas, qu’au contraire il convient de se « déprendre » de tout pouvoir. Parce que le fait est que plus personne ne croit à la révolution, que plus personne ne croit à la révolution violente ou à la violence révolutionnaire, et que tout ce qui fait profession d’y croire encore le fait selon le seul mode qui permet à l’idée révolutionnaire d’exister pauvrement encore : le mode parodique.
La parodie : soit exactement le mode langagier dominant de la domination (mode que Baudrillard a appelé avec à-propos : simulacre). En langage d’enfants : jeu de rôles. Le rôle « révolutionnaire » n’y aura pas été le plus désavantageux, au contraire, qui a occupé, justifié et fait fructifier l’existence de beaucoup depuis 68, quand bien même ceux-ci qu’il a occupés n’ont vite plus rien fait pour en hâter la venue (qui « pointent » tout au plus aux manifs, variante douce ou cool du pointage ouvrier ou salarié). Plus-value sûre, tout le temps, jeune, qu’aucun titre (fonction, honneur, argent) ne peut prétendre égaler la promesse révolutionnaire, et se porter à la hauteur de la place qu’on peut prétendre prendre dans une histoire générale. Mais plus-value sûre, l’âge venant, qui vient vite, qui plie l’échine, et prête aux gratifications (fonction, honneur, argent) dues à l’histoire particulière, et distribuées par le système toujours plus reconnaissant aux repentis qu’à ceux qui lui ont été fidèles. On est alors rentré dans le rang (métaphore de fait militaire). Ne reste plus, le...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA papier n°224
6,00 €
LMDA PDF n°224
4,00 €