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Entretiens Le travail du temps

mai 1999 | Le Matricule des Anges n°26 | par Marie-Laure Picot

Hubert Lucot, poète, romancier, encyclopédiste, aime la contradiction et la surabondance. Son œuvre inclassable est traversée par « les flux de l’histoire, de l’économie et de l’auto-analyse » et laisse apparaître, au fil des années, ses beaux et rigoureux contours.

Hubert Lucot écrit tout le temps, inlassablement. N’importe où. En 1990, les éditions Tristram publiaient un livre de douze mètres carrés, déployé sur une immense page dont le texte manuscrit aux formes (notes, fragments, chroniques brèves…) et aux lectures multiples « aux nombreux débuts et aux nombreuses fins » pouvait faire penser à un grand brouillon de soi. Depuis cette date, Lucot est resté, pour ceux qui ont eu l’occasion de découvrir cette publication phénoménale, l’homme du grand Graphe. Objet hybride, Le Graphe est avant tout l’aboutissement d’une curieuse expérience menée au commencement des années soixante-dix (Lucot situe ses vrais débuts en littérature très précisément en novembre 1958 et en 1970, il a déjà publié quelques textes en revues). Confronté, non pas au vertige de la page blanche, mais à ses limites -l’auteur noircit des milliers de pages par an-, face surtout à l’impérative nécessité d’inscrire dans le corps de l’œuvre tout ce qui habituellement est rejeté dans les marges ou entre parenthèses, Hubert Lucot écrivait sur des formats A3, lesquels mis bout à bout, avaient fini par recouvrir le mur de son appartement. Si cette expérience d’il y a trente ans permit à l’auteur de se libérer et de poursuivre une œuvre linéaire riche aujourd’hui d’une bonne vingtaine de titres, elle a surtout l’avantage de présenter Hubert Lucot tel qu’en lui-même, un auteur constamment en recherche d’une écriture qui rendrait compte le plus justement possible du monde qui l’entoure, et dans le même temps de sa propre subjectivité… Une sorte de savant fou qui se prend pour objet d’analyse, attentif à ce qui se passe en lui et hors de lui (de préférence de manière simultanée) et qui après les avoir assimilés puis rejetés, avance, imperturbable, loin des carcans esthétique ou idéologique du moment. Ses livres, qui, si l’on en croit l’écrivain, font de manière presque systématique, l’objet d’un nombre incalculable de retraits, d’ajouts et de remaniements, gardent -et là réside un des nombreux paradoxes lucotiens- la force secrète de l’expérience et de son charme inclassable.

Curieusement, et contrairement à vos précédents livres, Probablement est intitulé « roman »…
C’est mon éditeur, P.O.L, qui a décidé d’intituler Probablement « roman ». J’ignore moi-même s’il s’agit ou non d’un roman. Mon ambition avec Probablement a été d’écrire un large spectre littéraire, de la note télégraphique brève au traité, à la chronique romanesque. Bien sûr, ce qui est télégraphique se romance…

On a résumé votre livre selon ces termes : « Un roman qui donne des nouvelles du monde. » Le narrateur de Probablement, c’est vous-même ; et vous écrivez sur ce qui vous entoure. De quelles nouvelles, de quel monde s’agit-il donc ?
Cette phrase avait déjà été employée par un critique à mon sujet et elle est assez juste. Dans ce livre, je suis l’être-au-monde, celui qui a une conscience, sans jugement de valeur. Le narrateur est celui qui...

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