La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Dossier Christian Prigent
Noir plaisir

octobre 1999 | Le Matricule des Anges n°28 | par Thierry Guichard

Le Professeur se présente comme un alphabet de 28 scènes pornographiques, respectueuses de la chronologie d’une relation amoureuse, que ponctue un dernier texte intitulé Fin. Vingt-neuf chapitres constitués, chacun, d’une seule phrase, où la répétition lancinante des sujets (« le professeur », « la jeune élève ») et de certains mots (« l’âme », « bander ») lie l’abstraction de la parole au très concret de la pornographie. Lui parle beaucoup, elle, baise, lèche la merde, allume et suce les amis et « son corps fait un trou d’éclat pâle dans la pénombre. » Si leur relation émarge au registre du sadomasochisme (fouet, harnais, etc.), on remarquera qu’il n’est guère fait de violence au corps féminin. L’excès, le hors normes de cette relation-là a déplacé son enjeu vers la pensée, ou plus exactement, l’imaginaire, ce lieu de tous les possibles.
Si le corps de la femme s’ouvre à l’inconnu (elle attend nue dans les toilettes d’un restaurant qu’il vienne la chercher ; elle marche dévêtue la nuit sous la lumière des phares des voitures), l’esprit du professeur lui s’ouvre au gouffre que sa volonté fore dans le domaine du possible. Il s’agit, plus que d’engranger des exploits sexuels, de repousser les limites de la peur (« Le temps venait de nier les lois auxquelles la peur nous assujettit » écrivait Georges Bataille dans Le Mort). Il s’agit bien, en effet, par l’excès des pratiques sexuelles et par l’excès de la domination, de se libérer de l’assujettissement. Quête impossible et donc tragique pour l’homme, dont chaque avancée dans l’inconnu se traduit par l’évidence que nulle relation ne peut être entière : « le professeur sent l’eau d’amertume le croupi d’amour l’onction d’émotion lui noyer les yeux et tendre sa queue ». Le désir est ce qui fait bander et ce qui se dérobe en même temps.On ne trouvera donc pas ici les métaphores des romans érotiques bourgeois (se fondre l’un dans l’autre, s’unir, etc.) qui sont autant de poudre jetée aux yeux du lecteur. Dans Le Profe

Le Professeur Éditions Al Dante 90 pages, 100 FF

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?