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Éditeur Des racines et du plomb : Jean Le Mauve, éditeur

janvier 2000 | Le Matricule des Anges n°29 | par Éric Dussert

Typographe et éditeur, Jean Le Mauve s’est engagé en faveur de son art, de la lecture et de la poésie rurale. Il propose aux lecteurs fervents des livres d’une qualité rare signalés par l’épure et l’authenticité.

Installé dans un village de l’Aisne situé entre Laon et Soissons, Jean Le Mauve est éditeur en champs comme d’autres le sont en chambre. Il ne publie pas sous le manteau mais à l’ombre d’un arbre, à côté du jardin, dans deux ateliers occupés par des presses noires, luisantes et massives.
Le Mauve se nomme Jean Pigot. Il se cache derrière un pseudonyme de pirate picard qui signifie « le Mauvais ». Dénomination trompeuse car on ne trouvera pas plus aimable. Né en 1939 à Saint-Quentin, il a une enfance campagnarde. Sa découverte de la poésie date de son passage en seconde où il rencontre les écrits « enracinés » du Castillan Machado. « Je pensais naïvement que tous les poètes français étaient morts. J’étais heureux qu’il en reste en Espagne. » Un prof lui prête l’irremplaçable collection Poètes d’aujourd’hui de Seghers. D’Ivan Goll à Pio Baroja, il dévore et se passionne pour René-Guy Cadou et Essenine, des auteurs « qui vivent à la terre, qui sont de la terre. Je trouvais ça merveilleux ».
Au cours de son service militaire, il lance à Cognac en 1960 la revue L’Arbre puis il s’installe chez Jean Vodaine à Montpellier pour apprendre le métier d’imprimeur. Parallèlement, il tisse des liens avec La Tour de Feu, la revue fédératrice de Pierre Boujut, tonnelier-ferrailleur à Jarnac autour duquel gravitent les futurs éditeurs Edmond Thomas (Plein Chant) et Jean-Paul Louis (Du Lérot). Le Mauve qui fait leur connaissance en 1971 est fasciné par l’ambiance de Jarnac. Il projette de s’y installer mais rejoint finalement sa Picardie natale. Là, il est devenu éditeur de poésie (Armand Olivennes, Jacques Ancet, F.-J. Temple, Edmond Humeau, Fernand Tourret…). Et s’il s’est fixé le but de publier en priorité des poètes ruraux, il met un point d’honneur à le faire bien, c’est-à-dire dans la grande tradition de la typographie illustrée il y a peu par Guy Lévis Mano. Accompagné de sa « typote » Christine Brisset qui édite sous sa propre marque, l’Impatiente, J. Le Mauve poursuit sans amertume mais sans illusion sa recherche de lecteurs fervents avec ses dix à douze livres annuels. Des livres d’une beauté simple, des livres qui ne sont pas de simples bouquins.

De quoi vit-on aujourd’hui quand on est typographe ?
Quand on est typographe, c’est-à-dire artisan-typographe, on vit de travaux d’imprimerie et, pour ce qui nous concerne ma compagne et moi, d’animations. Des associations, des bibliothèques et le milieu scolaire nous contactent pour montrer de manière simple ce qu’est notre métier : la typographie au plomb.
Votre activité a subi de plein fouet l’apparition de l’informatique dans les métiers du livre. Les traitements de texte, la composition sur ordinateur et les imprimantes laser ont pris le pas sur les techniques traditionnelles.
C’est vrai, on en a un bon coup dans l’aile. Les typographes au plomb ne sont plus très nombreux et c’est un paradoxe que notre société paye pour voir ce qui crève.
N’avez-vous...

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