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Entretiens Le grand James

août 2001 | Le Matricule des Anges n°35 | par Gilles Magniont

Avec American Death Trip, deuxième volet de la trilogie Underworld Usa, Ellroy débarque sur nos plages. À vrai dire, il ne libère pas grand-chose, si ce n’est la littérature, ravie par tant de violence.

American Death Trip

Pour la maison Rivages, c’est une poule aux oeufs d’or, un écrivain reconnu et un phénomène qui attire les foules. Lorsqu’il assure la promotion de son dernier livre, il peut se permettre pas mal de choses, comme d’interpeller abruptement son public. Il n’a même plus besoin d’être présenté ou simplement introduit avant de prendre la parole. « J’ai un secret à vous révéler », annonce-t-il, nerveux et goguenard, devant un auditoire averti de ses frasques. « En 1947, j’étais à Paris. J’avais fait la guerre, j’avais tué plein de nazzzzis, j’avais libéré quelques camps de concentration. J’ai loué l’amphithéâtre de la Sorbonne. Le tout-Paris était là : cet enculé de Sartre, Simone de Bovouaaar, les hommes politiques, le jeune François Mitterrand, etc. Je suis monté sur l’estrade. J’ai dit : l’étranger, c’est moi. L’existentialisme était né. » Avec cette anecdote bouffonne, le show Ellroy est lancé, sur les rails d’une provocation qui louvoie -il s’agit de caricaturer le G.I. immaculé et son imagerie héroïque comme de brutaliser la vieille Europe éprise de ses intellectuels.
C’est un drôle de manège, celui qui consiste à jouer au grand méchant loup yankee tout en publiant la traduction française en avant-première mondiale. C’était déjà le cas en 1995, pour la sortie d’American Tabloïd, ouverture de la trilogie Underworld Usa. Une trilogie vécue alors comme une évasion : « J’avais épuisé ce que je pouvais dire dans le cadre du polar. J’ai alors décidé d’écrire de vastes romans historiques afin d’étendre ma vision. Des livres qui ne peuvent plus être étiquetés, qui transgressent les catégories ». Ellroy entend délaisser le « ghetto » du roman noir ; le genre dont il s’est rendu maître ne suffit plus à son appétit d’ogre, et Los Angeles, cité mille fois dépeinte, lui paraît désormais un territoire par trop restreint. Il s’agit ainsi, dans un même mouvement, de pénétrer le versant respecté des belles-lettres, la littérature mainstream, et d’élargir sa geste à la nation tout entière. Les premières lignes d’American Tabloïd, tonitruantes, annoncent la couleur du pari : « L’heure est venue de démythifier toute une époque et de bâtir un nouveau mythe du ruisseau jusqu’aux étoiles. » Couper court à l’idéalisation des années soixante… pour élaborer de nouvelles fictions. En fait, rien moins que substituer son imaginaire à celui d’un peuple.
C’est encore cette ambition prométhéenne qui donne tout le prix d’American Death Trip, deuxième tome de la trilogie. Les cinq années (1963-1968) qui séparent l’assassinat des frères Kennedy sont ici recréées au pas de charge. Entre Dallas, Las Vegas et Saigon, se croise le destin de trois hommes, seconds couteaux tapis dans l’ombre des criminels en chef -F.B.I., Ku Klux Klan et maffia. Une syntaxe indigente scande leur nom, comme celui de tous ceux qui, de près ou de loin, participèrent à l’Histoire. Des visages bien connus (d’Howard Hugues à J. Edgar Hoover en passant par Rock Hudson) se mêlent aux créatures...

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