La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Entretiens Du côté des déchirés

mars 2002 | Le Matricule des Anges n°38 | par Pascal Paillardet

Jean-Pierre Cescosse décrypte en quatorze nouvelles, sans rancoeur mais avec lucidité, les mascarades sociales et intimes de ses contemporains. Parole d’un perplexe, en quête d’authenticité.

Nos Dernières frivolités

Aux agenouillés, Jean-Pierre Cescosse préfère les abîmés. C’est une question de posture. Son premier recueil de nouvelles, Rimbaud et le CAC 40, paru en 1997 au Dilettante, était un aveu d’incrédulité. Cinq ans plus tard, ses doutes n’ont pas été dissipés. Nos dernières frivolités, son troisième recueil, récapitule ses amertumes et ses désillusions. En quatorze nouvelles, Jean-Pierre Cescosse décrypte le faux-semblant des désinvoltes et des ironiques qui susurrent leurs mièvres railleries et s’adonnent à l’« indifférence » pour se dissimuler aux autres, et échapper à soi-même. « Elle donne souvent l’impression de ménager entre elle et ses émotions, ses sentiments, ses peines, ses joies, un écart, par où puisse s’immiscer la dérision », écrit-il dans De l’auto-sabordage. S’il dénonce l’artificielle indifférence, érigée en dogme, Jean-Pierre Cescosse se défie de la pathétique comédie des apôtres civils et religieux vociférant leurs anathèmes et leurs slogans : « L’homme (selon le dernier recensement, l’homme est six milliards) quant à lui, imperturbable, fait oué oué !, muni de banderole à l’effigie de son président favori » (Doux comme la haine).
Sceptique et indiscipliné, Jean-Pierre Cescosse effleure la détresse, avec une candeur fébrile mais sans céder à l’abîme du désespoir. « Lorsque l’on a, une bonne fois pour toutes, vu l’ignominie du monde en face, on se rend compte qu’on ne peut plus s’en passer. Qu’il y a aussi la merveille, et que ces deux aspects de l’existence n’ont de sens que relativement l’un à l’autre », écrit-il. Né à Verdun le 15 avril 1963, auteur de Manoeuvres de diversion en attendant la nuit (Flammarion, 2000), un premier roman où il soumettait Édouard Simon, un personnage « pas conforme », à la suspicion d’un Comité de surveillance et d’épuration, Jean-Pierre Cescosse débusque nos renoncements quotidiens. Son écriture retenue, si elle excelle à décrire l’inanité et la vilenie, parvient à nous persuader de l’espoir d’une « complicité toute neuve » entre les êtres.

Après avoir abordé le roman, vous publiez aujourd’hui votre troisième recueil de nouvelles. S’agit-il de deux manières distinctes d’envisager la littérature ?
Je ne crois pas. Mon roman est constitué de chapitres très brefs. Je le comparerais à un puzzle composé de textes fragmentés mais cohérents, travaillés à la manière d’une nouvelle. La nouvelle s’apparente selon moi à une dissection assez vive : son efficacité suppose que l’écrivain rabote et élague son récit. Cette exigence est de l’ordre de la restriction. Dans un roman ou une nouvelle, je me méfie de la linéarité du récit. L’ellipse, par exemple, permet de ne pas accentuer la démonstration, d’alléger le propos. Il n’y a rien de théorique dans cette démarche, c’est simplement une façon d’écrire qui m’est naturelle, instinctive. Paradoxalement, lorsque j’ai commencé à écrire, je me perdais dans les méandres de textes fleuves. Rédigés dans un style classique, ces morceaux de...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA PDF n°38
4.00 €