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Entretiens L’origine bouge

septembre 2003 | Le Matricule des Anges n°46 | par Pierre Hild

Remarqué pour son deuxième roman Les Muscles, Patrice Robin poursuit avec Matthieu disparaît la délicate remise en ordre de son monde. Un beau livre sur l’éloignement.

Matthieu disparaît

Qu’on ne s’y méprenne pas. Si Patrice Robin avoue être fasciné par les pages écrites par les grands écrivains sur la mort, si le titre de son nouveau livre annonce une disparition, s’il y est fortement question d’éloignement, ce dense roman est aussi le beau livre, fragile, d’une réconciliation ; la poursuite d’un geste qui entend fouiller les origines les siennes, son histoire d’enfant unique issu d’un milieu populaire, éclairer ses trous noirs pour éviter le malentendu, le renoncement, la mort. Un livre de rage, un livre de vie, écrit avec une retenue qui n’est pas la moindre des élégances de cet étrange neveu d’Henri Calet et Georges Perec.
Graine de chanteur, son premier roman publié en 1999 chez Pétrelle, formait un drôle de roman-tableau décrivant par le menu une famille lors d’une cérémonie de mariage : un long travelling éclairé par les chants populaires qui ponctuaient ce temps cristallisant l’histoire d’une famille du XXe siècle. Les Muscles P.O.L puis Folio en 2003 auscultait les rapports père-fils depuis la seule chose qu’ils semblaient partager : le football. Matthieu disparaît forme donc le troisième temps d’une œuvre cohérente et programmée comme le révélera l’entretien qui suit.
Comme l’auteur, Matthieu est né dans une petite ville de l’ouest de la France. Ses parents viennent du monde rural et tiennent commerce dans cette ville. Matthieu s’ennuie, rêve d’un autre monde, d’une autre manière de voir le monde. Heureusement, comme une planche de salut à laquelle il s’agrippe, une obsession, le cinéma est là. Matthieu s’achète une caméra, monte de petits films animaliers, s’endort « la tête pleine de CinémaScope, de prés ondulant, forêts épaisses, ciels limpides et rivières serpentant à perte de vue » : un rêve, « filmer le vaste monde », qui passe par l’espoir de faire une école de cinéma.
Au lieu de l’école et de son « j’aurais voulu être un artiste », c’est l’usine qui attend Matthieu. La peine laborieuse qui scande ces pages n’est pas sans rappeler L’Établi de Robert Linhart. Du rêve CinémaScope à l’enfermement, « certains jours, adossé au mur gris sale du vestiaire Matthieu pensait qu’il ne savait rien de son avenir, qu’il était peut-être ici pour longtemps, pour toujours, dans cette écœurante odeur de plastique tiède » ; Matthieu s’est éloigné de ses parents : un éloignement géographique qui en trahit peut-être d’autres…
Roman du rêve et de la distance, Matthieu disparaît frappe par son réalisme mêlé d’impressions cinématographiques. Par son écriture resserrée, les plis inexpliqués du parcours de Matthieu, la juste distance d’un regard, il captive et tend au lecteur un miroir redoutable. Cette volonté de ne pas abandonner ses rêves, ce désir de revenir et d’élucider les zones d’ombres de son passé, cette mise à nu personnelle charrie son lot de questions des plus profondes et personnelles : Qu’as-tu fait de tes rêves ? Qu’as tu réussi à poursuivre obstinément ? De quel champ disparaître pour...

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