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Entretiens Joncour en place publique

novembre 2003 | Le Matricule des Anges n°48 | par Pascal Paillardet

L’esprit le plus hermétique aux subtilités de l’anagramme en conviendra : cinq ans après la parution de Vu, le premier roman de Serge Joncour, U.V. apparaît comme un clin d’œil. Au-delà, ce récit à suspense, remarquablement maîtrisé, est un étonnant polar psychologique. Rencontre avec un auteur qui a toujours vécu avec « l’arrière-pensée de l’écriture, avant même la littérature ».

Pour le quidam craintif, l’hypothèse d’un coquart imminent transpire de ce gabarit. Mais Serge Joncour est un Viking en acier trempé qui avoue des bleus à l’âme. D’autres que lui, abusant du privilège, profiteraient de cette catapulte corporelle pour déranger le monde, jouer des coudes et des épaules. Serge Joncour s’abstient. C’est le genre d’homme qui ne fatigue guère la paille des chaises. « Je suis maladivement timide. J’ai toujours eu du mal à m’immiscer dans les conversations de table ; j’attends souvent que tous les sujets aient été épuisés pour intervenir. Dans le regard des gens, je devine l’incrédulité : Mais il parle donc celui-là ? » Une voix douce et amicale coule de cette falaise. « Je cherche ma place », dit encore Serge Joncour. Dans la vie. Chez lui parfois. Et surtout dans les cafés, où il surprend ce matin-là son interlocuteur tout penaud, confronté à l’une de ces situations délicates qui (dé)posent un homme là où il ne veut pas, généralement à côté de ses pompes : un café craintivement commandé, sitôt oublié, puis présenté comme une récrimination par le serveur alors que l’on s’apprêtait à se défiler pour un tord-boyaux moins bruyant…
Une fièvre de cheval, un mal de gorge, quelques avaries administratives essuyées le matin même : Serge Joncour ébouillante d’emblée l’assiégeant, avant de l’accueillir avec une modestie inhabituelle dans une conversation qui trouve son rythme hors des agressions du monde. Et soudain, le quotidien qui braille alentour, ce quotidien mortifiant pour les irrésolus se cogne aux parois d’une parole qui connaît la tonalité des mots et la portée du silence. Le prétexte de la parution d’un récit surprenant, U.V. (Le Dilettante), un polar psychologique d’une rare intensité, où l’inquiétude se reflète sur la lame d’une écriture affilée, préside à cette rencontre. « À l’origine, le titre devait être Chaleur, ou Canicule… Finalement, U.V. me convient parfaitement. Le personnage principal, Boris, est comparable à un rayon ultra-violet ; au début, il est chaud et caressant, mais il brûle très vite. Il y a des gens comme ça… » Borné par les rivages de l’île de Bréhat, dans les Côtes-d’Armor, U.V. est un suspense qui utilise des armes psychologiques. Des armes invisibles qu’un intrus, Boris, pointe avec une perfide séduction sous la gorge de ses proies : une famille d’insulaires au sein de laquelle il s’installe comme « une blatte dans un lit de soie ». Serge Joncour : « J’avais envie que la dimension captivante de ce suspense, cette dimension de l’intrigue et de l’inconnu, s’installe sans aucune agressivité, sans arme ni choc. » À travers U.V., Serge Joncour dissèque les stratagèmes affectifs d’un imposteur, le fameux Boris, qui manœuvre pour assiéger et assujettir une famille cernée. Après s’être présenté comme un ami d’internat du fils absent, Philip, il entreprend de soumettre tous les membres de cette fratrie fragile : les parents de Philip ; Julie et Vanessa, les sœurs rapidement conquises,...

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