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Dossier Patrick Deville
La fabrique du héros

février 2004 | Le Matricule des Anges n°50 | par Thierry Guichard

Patrick Deville a trouvé dans la fiction un point d’ancrage pour lutter contre le temps qui passe. On y entend le silence des solitaires, les rêves des révolutionnaires et le rire moqueur des belles brunes.

Quand Patrick Deville annonce qu’il ne connaît plus ses premiers romans par cœur, on sourit, pensant à une boutade. Mais non. À force de polir chacune de ses phrases, de les porter longtemps en lui avant de les poser sur le papier, il peut encore relever, dans une citation d’un de ses livres, le mot manquant. S’il a l’élégance de nous proposer des histoires qu’on ne lâche pas, son travail n’a rien de dilettante. Bâtis avec mille matériaux, ses romans visent à atteindre l’irisation et la légèreté de bulles de savon qui porteraient toutefois en elles, la mémoire du monde, le sang des utopistes et l’éclair de la poudre.

Pour écrire Cordon-bleu (1987), votre premier roman, avez-vous utilisé des contraintes oulipiennes ?
J’avais à la fois énormément envie de me mettre à écrire et très peur de ça. Je ne voulais pas me lancer dans l’écriture d’un manuscrit avant de maîtriser certaines techniques, descriptives, narratives, de dialogues. On se posait un peu les mêmes questions avec Jean-Philippe (Toussaint, ndlr). On a passé des soirées à discuter du temps des verbes, des tirets dans les dialogues, est-ce qu’il en faut ou non, du style indirect, etc. Pendant des années, j’ai fait des exercices dont il ne reste rien : descriptions, constructions d’un personnage, dialogues.
Quand je me suis mis à faire Cordon-bleu, en revanche, il n’y avait de contraintes que de forme. Je suis toujours un peu formaliste. Il me fallait trouver une forme, c’est un des trois points importants, la forme. J’avais choisi des formes tirées de la microphysique. C’était là les seules contraintes.
Ça me permettait de partir de formes naturelles, puisque les formes microphysiques sont des formes naturelles. J’ai utilisé aussi des formes de topologie mathématique comme dans Le Feu d’artifice qui part de structures dissipatives, les cellules de Bénard. Ça m’aidait à construire et j’avais le sentiment que les formes naturelles sont belles, selon la définition du beau naturel kantien et, même si c’est complètement caché, il reste quelque chose de cette forme dans l’image mentale du texte une fois qu’on l’a lu.

Comment existe-t-elle dans le texte, cette forme-là ? C’est l’agencement des chapitres ?
Oui. J’ai d’abord une forme très géométrique, ensuite un personnage et puis j’avais composé de petits fragments que je réécris pour leur donner l’ampleur qui convient. Pour Cordon-bleu c’est une structure de trois fois trois chapitres avec des permutations.

Et la présence d’un personnage cruciverbiste ?
Oui, voilà, un cruciverbiste qui est aussi un verbicruciste. Cette inversion est au centre du livre.
Si je m’impose des contraintes de fond et de forme, je ne pense pas que ce soit oulipien. Il ne suffit pas de s’imposer des contraintes pour se dire oulipien sinon tous les compositeurs de musique sont oulipiens. On ne peut pas composer un livre, de la musique ou un tableau sans qu’il y ait des contraintes…
JbrJ...

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