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Événement & Grand Fonds Laurence Sterne et ses dadas

mars 2004 | Le Matricule des Anges n°51 | par Didier Garcia

Nouvelle traduction du chef-d’œuvre anglais du XVIIIe siècle, La Vie et les opinions de Tristram Shandy : une biographie en forme de farce qui, à grand renfort de digressions, en oublie jusqu’à son sujet.

La Vie et les opinions de Tristram Shandy

Plagié dès sa publication, complimenté par Madame de Staël pour son humour, encensé par Charles Nodier, capable d’influencer aussi bien un Diderot qu’un Balzac (seul Walter Scott lui reprocha d’imiter le style de Rabelais par pure affectation), promu par Ponge au rang d’auteur fantaisiste, Laurence Sterne est à l’Angleterre ce que Rabelais est à la France et Cervantès à l’Espagne : une sorte de monstre littéraire qui force au respect.
Né en Irlande en 1713, Laurence Sterne vécut les premières années de sa vie aux côtés de son père officier, ce qui lui permit d’acquérir un savoir militaire que son œuvre romanesque trouva à réinvestir. Bachelier à l’âge de 23 ans, ensuite diacre puis vicaire, il fut ordonné prêtre deux ans plus tard. S’il se consacra aux offices de sa paroisse, non loin d’York, il n’en rédigea pas moins quelques sermons et pamphlets, dont la publication l’autorisa à s’aventurer dans l’univers de la prose narrative. En 1759, il commençait ainsi son Tristram Shandy, qui lui valut un succès immédiat dès la publication des deux premiers livres, et dont il acheva la rédaction en 1767 (à supposer que l’ouvrage fût alors réellement achevé, question que l’ultime volume du roman laisse entière). Devenu tuberculeux, il effectua un voyage en France, puis un autre en Italie, avant que de rédiger Un voyage sentimental et un Journal consacré à Elizabeth Draper, son épouse. De retour outre-Manche, il mourait à Londres en 1768.
Tenu par Sterne lui-même pour Le Livre des Livres (autrement dit l’équivalent de la Bible !), La Vie et les opinions de Tristram Shandy parut en France de 1776 à 1785. Depuis 1948, c’était par la traduction de Charles Mauron que le lecteur français avait accès à ce livre culte. Il était donc temps que quelqu’un revisitât l’original afin d’en proposer une traduction nouvelle. Celle de Guy Jouvet aurait gagné à être mieux présentée aux lecteurs : sa préface, bien peu informative (à l’image de l’appareil critique, réduit ici à 22 pages*), n’explique guère quels furent ses choix, et les écarts que l’on observe en collationnant sa traduction et celle de Mauron ont de quoi décontenancer. Quand Mauron donnait « Ah ! les boutonnières ! Leur seule idée a je ne sais quoi de plaisant », Jouvet propose : « Ah ! ces chères boutonnières ! ces petits orifices vous ont un je-ne-sais-quoi d’émoustillant ou de primesautier qui vous excite à la bagatelle ! » Le premier avait-il tronqué l’original ? Le second prit-il plaisir à l’étirer ? La traduction de certains noms propres ne laisse pas non plus de dérouter. Chez Jouvet, le conte par lequel s’ouvre le quatrième volume est attribué à un certain Grosscacadius, nommé Hafen Slawkenbergius chez Mauron. On aimerait savoir enfin d’où lui viennent ces délicieux néologismes : « s’emberlucoquer », « patafioler » (respectivement se perdre et battre), ou encore « coquefredouille » aux consonances peu révérencieuses… La quatrième de couverture annonce au lecteur que cette nouvelle...

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