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Dossier La poésie contemporaine
Des poètes pour changer

mars 2004 | Le Matricule des Anges n°51 | par Éric Dussert

Parce qu’il ménage sa solitude ou prend mal la lumière, le poète vit à l’ombre des prosateurs. Il a pourtant de quoi leur tenir tête. Quelques pistes pour varier vos lectures.

Sans attendre que la postérité leur taille des lauriers en pointe, nous avons choisi parmi les poètes français vivants ceux qui sont susceptibles de plaire aux lecteurs d’esprit sans clôture. Pour établir ce choix, pas de recette, rien que des flâneries. C’est comme ça que l’on déniche les Allégories de l’automne et des autres saisons (1985) de Jean-Pierre Colombi sous la « prestigieuse » couverture de Gallimard. Les vers de ce verlainien sont tout d’érotisme et de souffrance. À la même enseigne, il y a Le Pilleur d’étoiles (1997) de Claude de Burine, une femme de lettres mais une poète impeccable. Elle avait commencé chez Guy Chambelland dont le catalogue, comme ceux d’Oswald, Rougerie ou La Tour de Feu, compte des recueils à se mordre les doigts. C’est là qu’Alain Mercier a donné son Itinéraire* (Chambelland, 1964), là encore qu’un autre martinien émérite, l’amiral Dominique Joubert a placé Les Paulownias de la place d’Italie (Chambelland, 1990) qui pourraient refleurir sans honte. La poésie se cache toujours où on ne l’attend pas. Ainsi la bien réelle Adrienne Savatte a donné Seize petits poèmes* (Le Pavé, 1980) dans une édition des plus… « microédition ». Sa fraîcheur n’en pâtit pas. Non plus que celle de Bernard Bretonnière si touchant lorsque dans Pas un tombeau (Le Dé bleu, 2003) il s’adresse à son père après avoir lu Valérie Rouzeau et Éric Sautou. Adepte des listes de « noms et dates » dans le privé, ce Bernard-là est aussi un sérieux farfelu, comme Roger Lahu (Au plus près, Le Dé bleu, 1998), le biker qui ne circule que sur les mots, tout comme Ivar Ch’Vavar (« Le Crabe » en picard) y crapahute son manuel de métrique à la main (Écrit en fumant du belge, Mainard, 2001). Ce sont des hommes du cirque, moins toutefois que Jean-Marie Kerwich, authentique gitan dont Les Jours simples (Le Temps qu’il fait, 1997) ont de quoi surprendre. Il faut lire tout-terrain. Écouter, par exemple, les Paroles pour un jazz (Plein Chant, 1997) de Pierre Vella qui fait à ses lecteurs l’hommage de ses belles xylographies. Un petit tour chez Jean Paul Klée ensuite dont la poésie éjaculatoire convoque les innovations d’un Cummings ou d’un Arno Schmidt. Les conventions ne le concernent pas, pas plus que Noël Tuot, l’Ardennais qui fourbit à la rebrousse-poil un recueil de définitions de la poésie (La Femme du bédouin, Phébus, 1990, le bédouin étant bien sûr l’Arthur Rimbaud).
Avec Tuot, on lit du raide. Son insolence sans calcul mérite de le distinguer au même titre que Christian Bachelin, le ténébreux, le veuf, l’inconsolé qui ne caresse pas non plus la muse sans gant de crin ni poudre à éternuer. En attendant que Le Temps qu’il fait reprenne en un volume ses trois premiers recueils épuisés (Neige exterminatrice, juin 2004), il faut imaginer ce que la littérature médiévale, ses soties, ses cantilènes et ses fatrasies ont pu inspirer à un vrai imaginatif, doux-dingue barré. Didier Ard est quant à lui plus sage et agreste. Son élégante plaquette intitulée...

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