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Dossier La poésie contemporaine
Veiller sur le langage

mars 2004 | Le Matricule des Anges n°51 | par Emmanuel Laugier

Poète, critique et éditeur, Jean-Marie Barnaud est un témoin de ce qui se joue dans la poésie. Seul lui importe le poser juste d’une voix, seul signe de la nécessité d’une écriture.

Jean-Marie Barnaud fait dire à un personnage dans Aral (L’Amourier, 2001) cette phrase qui sonne comme l’autoportrait de son continuel retour à la poésie : « j’écris sur le sol qui me manque un peu plus chaque jour, comprenez-vous cela ; sur ce sol que nous partageons tous, et qui se dérobe. Comprenez-vous. C’est à partir de là que j’écris ; de ce rien-là. Pour me tenir léger ». Façon pour lui de marcher le moins mal, pour respirer mieux, respirer l’ample. Nul doute que sa poésie (une douzaine de livres), ses récits, ses essais sur Ossip Mandelstam, Philippe Jaccottet ou André du Bouchet, le travail critique pour le site collectif (fondé par François Bon) Remue.net, mais aussi la direction, avec Jean-Pierre Siméon, chez Cheyne éditeur, de la collection de proses inclassables « Grand Fonds » (où parurent Remarques le premier livre de Nathalie Quintane, C’est curieux d’Isabelle Pinçon), suivent ce même horizon où l’éthique ne se sépare pas de l’écriture. Son dernier recueil Bleu et quoi d’autre marque bien l’écart non réductible entre l’écriture et le réel : sorte de leçon bien constitutive de l’attention qu’il porte aux autres écritures, à ce qui les traverse et les forme. Au Val-de-Mougins (Alpes-Maritimes) où il habite depuis plus de trente ans, on imagine le « poulailler », son bureau de 10 m2 ; les livres proches, l’œuvre de Claude Simon, qui invente en prose une véritable poétique, le Russe Mandelstam pour d’un trait aller à Paul Celan…, façon de lire aussi le présent.

Vous avez commencé à publier assez tard avec Margelles (Chambelland, 1980). Quels regards portiez-vous sur l’effervescence intellectuelle des années 70 ?
Je sentais bien, travaillant sur les formes littéraires somptueuses et ostentatoires d’André Suarès, sur lequel je faisais ma thèse, qu’elles couraient le risque de « manquer » le contemporain, comme on dit manquer son but, sans réussir pour autant à se faire vraiment « intempestives », au sens de Nietzsche ; du reste le titre de cette thèse était : « Esthétisme et aliénation », pour signifier le risque que cette œuvre encourt, celui de la clôture sur soi. Et je me souviens d’avoir essayé de comprendre cela aussi avec les livres de Deleuze sur Nietzsche. Ce travail de thèse me faisait entendre, et comme par l’absurde, quelles questions il semblait urgent dorénavant de poser à la littérature et à l’écriture pour mieux connaître leurs enjeux.
Or l’enjeu c’était, c’est toujours pour moi, de tenter de saisir ce que la langue, dès que l’écriture l’a rendue « divinement inutilisable » (ce sont les mots de Rilke à propos de Rimbaud), cache et révèle à la fois, dans ce suspens, de nos rapports au monde et à nous-mêmes.
Et à ce compte, s’il fallait faire référence à la vie littéraire de ces années-là, c’est plutôt du côté des poètes publiés dans L’Ephémère (fondée par Jacques Dupin, André du Bouchet, Michel Leiris, Paul Celan, etc.) et plus tard dans Argile (dirigée par Claude Esteban et Jean-Claude...

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