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Dossier Laurent Gaudé
En boulimie du monde

octobre 2004 | Le Matricule des Anges n°57 | par Thierry Guichard

Dramaturge précoce et fulgurant, Laurent Gaudé a investi le roman avec un succès qui ne se dément pas. Pour autant, le jeune homme garde l’humilité de ceux qui ont compris qu’on avançait toujours dans le compagnonnage des anciens. Avec la soif, toujours, d’inventer des histoires pour accueillir toutes les voix.

Il est des écrivains qui sont d’une terre : Jean Giono, par exemple. Laurent Gaudé, lui, est d’un arrondissement. Le quatorzième à Paris, qu’il adore. Il y est né, en juillet 1972 et y vit encore aujourd’hui, avant de déménager pour un appartement plus spacieux où son fils Elio pourra grandir sans renverser les livres rangés sur les étagères les plus basses…
Il lui faudra quitter alors ce territoire arpenté depuis plus de trente ans, et où est née une œuvre théâtrale (huit pièces à ce jour) et romanesque déjà reconnue (Le Soleil des Scorta s’ajoutant aujourd’hui à La Mort du roi Tsongor et à Cris).
L’appartement où grandit d’abord l’auteur occupait un autre quatorzième arrondissement puisqu’ « il y a plein de quatorzièmes. » Venus à Paris pratiquer leur métier de psychanalystes (lacaniens tous les deux), les parents habitaient du côté des rues Daguerre et Boulard, un « coin un peu plus vivant ». Laurent est le deuxième enfant du « clan Gaudé » où son frère l’a précédé de trois ans. Le romancier insiste sur les relations qui lient les membres du quatuor familial : « j’ai le sentiment d’appartenir à ce clan par la transmission. C’est très fort. »
Dans les années 70, les parents reçoivent leurs patients dans l’appartement où ils habitent, le couloir servant alors de salle d’attente. « On nous disait de rester dans notre chambre et de faire attention mais pour aller aux toilettes, on devait traverser cette salle d’attente et l’on y voyait des gens. Et de se dire que ce type moustachu qui avait l’air sympa était fou, parce que pour nous à l’époque aller voir un psy voulait dire qu’on était fou, ça laisse penser qu’on est tous animés de forces contradictoires. » Ce sentiment que chacun de nous est traversé par cette complexité humaine où des forces s’affrontent peut-il expliquer une partie de son œuvre ? Même s’il a toujours refusé de parler de l’influence du métier de ses parents dans son travail de dramaturge, Laurent Gaudé avoue qu’il s’est beaucoup interrogé à ce sujet. Et au collège, la grande question des autres élèves consistait à demander si ses parents l’avaient psychanalysé : notre hôte en sourit encore, « je n’ai eu aucun problème avec mes parents, je n’étais pas un rat de laboratoire pour eux ».
Les discussions avec eux éclairent le jeune garçon parfois désarçonné par ce qu’il voit ou entend (il se souvient des cris d’un enfant autiste dans le bureau de son père). À l’en croire, aujourd’hui il ne connaît la psychanalyse que de manière intuitive, n’ayant pas lu les textes fondateurs. Il en a pourtant retiré quelques notions qui s’avéreront importantes par la suite, comme ce sentiment que la parole est sacrée : « j’ai toujours entendu des histoires où la parole jouait un rôle primordial. Les mots qu’on prononce, les promesses qu’on fait sont très importants… J’ai été bercé dans l’idée que la parole peut ruiner des vies comme elle peut en sauver… Pour moi, l’écriture théâtrale est plus facile que le roman à cause,...

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