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Le Matricule des Anges
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Poésie En arrière

février 2005 | Le Matricule des Anges n°60 | par Thierry Guichard

Le premier livre de poésie de Magali Thuillier est adressé à une grand-mère. Les poèmes, petites proses ténues, s’adressent à elle en la tutoyant. La destinataire est atteinte de la maladie d’Alzheimer et le recueil fait le partage entre la déchéance (pages paires) et le souvenir des jours heureux (pages impaires). Tout le principe du livre tient dans ce face à face et dans un ton qui voisine souvent avec le simple constat : « Tu ne connais plus la pudeur. Tu exposes ton corps tout ridé. Tu exhibes ton sexe. Tu dis tout ce qui te passe par la tête. » En même temps, et cela touche un peu, la voix qu’on entend ressemble à une main d’enfant serrée en signe de refus ; une certaine naïveté tente ici d’abriter la relation profonde qui unissait la petite-fille à sa grand-mère. Immanquablement, on pense à Valérie Rouzeau et à son Pas revoir publié par le même éditeur. Magali Thuillier ne s’y réfère-t-elle pas en ces quelques lignes : « Pas voir les signes de la maladie. Pas les voir. Pas voir. » ? Mais, ici, les proses ne parviennent pas à dépasser la simple réalité et la souffrance qui s’exprime le fait avec une trop fragile maladresse. La voix n’est pas posée encore, elle est dans le dire plus que dans le ressentir. Pour dire cette grand-mère qui vieillissant devient enfant, et « grandit en marche arrière », la langue ne s’est pas affranchie. C’est peut-être dans cette faiblesse-là que Magali Thuillier séduit : dans cette croyance en une écriture qui sauverait.

Tu t’en vas
Magali Thuillier
L’Idée bleue/Le Dé bleu
74 pages, 11

En arrière Par Thierry Guichard
Le Matricule des Anges n°60 , février 2005.
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