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Entretiens Fargo sur mer

mars 2006 | Le Matricule des Anges n°71 | par Thierry Guichard

C’est une histoire d’arnaque que raconte le quatrième roman de Tanguy Viel. Mais peut-être est-il seulement question d’amour. Éclairage sur « Insoupçonnable » par un maître de la lumière.

Insoupçonnable

Né en 1973 à Brest, Tanguy Viel semble écrire avec une caméra en tête et un air de jazz façon Ascenseur pour l’échafaud dans les doigts. Ses trois premiers romans flirtaient avec le polar, mais un polar presque blanc, illuminé par celui qui le narrait. Trois livres en trois ans : on se disait que le bonhomme avait trouvé son tempo, mais il nous aura fallu en attendre cinq cet Insoupçonnable. L’écrivain n’a pas changé de voie pour autant : Insoupçonnable emprunte le même phrasé méandreux pour raconter le genre d’histoire qui conduirait ses protagonistes devant les tribunaux.
Lise se marie quand débute le livre. C’est Sam, son frère, qui raconte la scène, avec dans la voix quelque chose qui déjà ressemble à de la douleur. C’est que Sam n’est pas, en réalité, le frère de Lise. Il en est l’amant. Il en sera le complice.
Lise rêvait d’Amérique avec Sam. Elle rêvait de dollars et d’une autre vie que celle qui, à minuit, l’obligeait à prendre son travail dans un bar où les filles sont « comme tenues en laisse par leur maquillage » et accompagnent dans l’ivresse les hommes qui les paient pour ça… Alors quand Henri la demande en mariage, Lise voit l’horizon s’approcher d’un coup, et les « states » devenir visibles depuis cette ville côtière. La belle dit oui à son commissaire-priseur cinquantenaire, veuf et riche, mais c’est pour, pense-t-elle, le gruger assez vite. Henri n’est pas bien malin de se faire avoir ainsi. Mais on verra que Sam et Lise ne possèdent pas non plus le talent de leurs ambitions. Laissons l’intrigue en suspens et taisons ce qu’il adviendra de chacun. Une fois de plus, Tanguy Viel tourne autour d’une idée de la famille (faux frère, mari, amant, tribu et codes sociaux), éclaire quelques détails symboliques et peint des cieux qui en disent long sur celui qui les contemple. Ses phrases possèdent une beauté douloureuse : celle de l’irrémédiable perte.

Tanguy Viel, certains écrivains ont besoin d’une histoire pour s’engager dans l’écriture d’un roman. D’autres cherchent une structure. D’autres une atmosphère. Qu’en est-il pour vous ? L’intrigue n’est-elle pas moins primordiale que l’atmosphère ou la structure ?
L’histoire, le scénario si on préfère, est quand même un élément capital pour moi, justement pour me lancer. Sans un argument un peu défini, les choses restent chez moi très fragmentaires, très pointillistes : j’ai bien quelques couleurs, quelques lieux, quelques paragraphes de description, mais tout ça ne prend forme et sens qu’au moment où j’arrive à donner une direction à l’ensemble. L’histoire est comme une sorte de capteur capable de ramasser tout ce qui traîne sur mon bureau. Une fois que je l’ai, alors effectivement je me soucie de l’atmosphère, des lumières, des cadres, des reliefs.

L’histoire comme un cadre ? Depuis votre premier roman, Le Black note, le polar guide vos narrations. Ce genre vous donne-t-il des garde-fous, est-ce une manière de corseter le récit ?
C’est...

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