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Entretiens Accusé, levez-vous !

mars 2006 | Le Matricule des Anges n°71 | par Lise Beninca

Le troisième roman de Vincent Eggericx persiste dans l’humeur sombre et drolatique. D’une écriture ferme et sûre, il fait subir à la réalité des distorsions proportionnelles à la paranoïa de ses personnages.

Les Procédures

Dans les livres de Vincent Eggericx, les relations humaines sont souvent scabreuses. Celles qui unissent les singuliers individus des Procédures sont marquées du sceau de la peur. Au filtre de la méfiance paranoïaque, tout Autre n’est-il pas un juge ou un bourreau potentiel ? Dans le procès généralisé que met en scène le livre, le premier à comparaître est l’écrivain Morne. Il vient d’entrer dans une boutique et s’est emparé du propre manteau du vendeur en formulant un « j’achète ! » ravi. Le vendeur, un dénommé Falanchon, poète en manque de reconnaissance, décide aussitôt de tirer profit de la situation. Lorsque intervient son patron persécuté par le fisc, la chaîne des malentendus prend forme, entraînant les personnages dans une farandole macabre menée par les figures grimaçantes de Camillieri et de son disciple Molino. Ces deux-là exploitent la panique ambiante pour jouer leur grand rôle de serviteurs de la Mort. Chacun baignant dans son univers névrotique, la combinaison des peurs donne lieu à des situations cocasses et terrifiantes, qui menacent de virer au cauchemar. Si l’on échappe au pire, c’est grâce à l’humour, dont Vincent Eggericx ne se dépare jamais. Ses personnages sont des sujets d’étude, saisis dans ce qu’ils ont de plus « grotesque et vulnérable », comme le souligne la très sensible préface de Bruce Benderson. Dans une dimension tout allégorique, chacun perçoit le monde comme un piège se refermant sur lui. Évoquant son livre, Vincent Eggericx ne peut faire autrement que de dévier vers des constatations « sociétales », et l’on ne sera pas surpris d’apprendre qu’il travaille actuellement à la rédaction d’un essai…

Sauriez-vous expliquer d’où est venue l’idée de ce livre ?
Ce livre est en quelque sorte né d’une libération libération de la chambre de bonne où j’ai vécu durant trois ans, que j’ai dû quitter rapidement à la suite de la mort de la personne qui me la prêtait. J’avais un rapport ambigu avec cette chambre : à la fois, je l’aimais et je la détestais. C’était un endroit minuscule, hors du temps. Le point frappant était que je ne pouvais pas me tenir debout à l’intérieur, tellement c’était mansardé. Je marchais voûté, comme une bonne. Je me suis souvenu que mon père avait été élevé par des bonnes. J’avais dans cette chambre des photographies de famille de mes arrière-grands-parents, qui représentaient des hommes en manteau cette bourgeoisie française de l’entre-deux-guerres qui se faisait servir par une armée de bonnes. Puis, je me suis retrouvé dans une boutique, à essayer un manteau. Le manteau ne m’allait pas, mais j’étais obligé de l’acheter une force me poussait à l’acheter. Comme je suis plutôt obsessionnel, je me suis demandé pourquoi j’avais acheté ce manteau de grand bourgeois, que démentait de manière frappante mon existence dans ce gourbi de la chambre de bonne, où j’étais en train de me transformer… en bonne. Lorsque je suis parti de la chambre, l’histoire a littéralement jailli. Elle se...

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