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Entretiens La mémoire et l’amer

septembre 2006 | Le Matricule des Anges n°76 | par Dominique Aussenac

Poète qui écrit des romans, le Mallorquais José Carlos Llop créé des univers étranges, oniriques où l’enfance, vaste territoire mémoriel, est l’enjeu d’une quête de repères et d’identité. Rencontre avec un insulaire au regard aiguisé sur le vaste monde.

Parle-moi du troisième homme, le premier roman de Llop traduit en français, se jouait des genres. À la fois roman d’aventures, d’espionnage, de guerre, d’amour, ponctué d’humour et de fantastique, il rendait hommage au cinéma des années 50 et séduisait par ses contrastes, ses mystères, ses broderies chatoyantes. Le Messager d’Alger, peut-être plus sobre, plus ramassé, est rythmé par l’univers musical des années 70 avec ses distorsions de guitares, ses chansons pleines d’espoir et de changement, ses petites fumées et ses expériences hallucinogènes. Deux romans fort différents, donc. En les agençant différemment, on pourrait même arriver à en composer un troisième. Pour Llop, écrire, est d’abord une aventure poétique et il aime à jouer avec les images, s’y brûler, inventer des pistes improbables, revenir dans le passé, l’analyser à l’aune du présent. Il y a chez lui une très grande liberté narrative. Liberté si grande que les deux romans ont été écrits presque simultanément. Si Parle-moi… évoquait des souvenirs d’enfance baignés de militarisme et de raideur franquiste, mais aussi d’émerveillement devant la beauté et la complexité du monde, Le Messager… raconte le travail de mémoire d’un quadragénaire, abandonné enfant par ses parents hippies. Mémoire à laquelle Carlos Orfila Klein voue sa vie. Animateur-radio, il recueille dans son émission « La Morgue » (sic) les témoignages de petits vieux. « J’ai la sensation d’être un homme qui écrit une étrange encyclopédie d’archéologie et de choses mortes tandis que le monde change autour de lui. Un homme qui fixe la vie qui a précédé ces changements qui lui échappent. »
Sûr qu’il ne sait pas grand-chose de son propre passé, de son père faux-écrivain, vrai-dealer, de sa mère tenancière de bars psychédéliques, de son grand-père, richissime médecin aux accointances nazies et franquistes. Sa vie bascule lorsqu’il croise la route d’un énigmatique et maléfique vieillard, Jorge Baker, dans lequel il reconnaît le « Messager d’Alger » que sa grand-mère recevait toujours seule. Ce dernier, antiquaire, lui démontrera que la mémoire peut être aussi le lieu de bien d’enjeux, de trafics, de liftings ou de gommages. Tout cela sur une île, où la démocratie n’offre qu’un minimum vital. In fine, un roman « politique » (la place de la mémoire dans le monde d’aujourd’hui) brodé d’images et de formules singulières, magiques, lucides et sensuelles qui se lit presque comme un polar métaphysique. « Parfois je fais des incursions pour tâcher de savoir et je trouve quelqu’un qui se souvient d’un fragment du passé. Et j’habite ce fragment comme un fantôme… J’y habite comme habitent encore les ombres que j’ai connues je ne sais quand. »

Pourrait-on dire que l’enfance est l’élément fondateur de votre écriture ?
Dans mon enfance, trois choses ont contribué à ce que je devienne écrivain : la Bible, les aventures de Tintin et la complexité de la vie familiale. La famille, c’est un véritable roman, le monde...

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